Abonné

Aide aux plus démunis Les eurodéputés réclament le maintien de l’enveloppe d’aide aux démunis

- - 2 min

La commission de l’agriculture du Parlement européen réclame le maintien à son niveau actuel du programme alimentaire en faveur des personnes les plus démunies de l’UE, tandis que le Comité économique et social européen part en guerre contre le gaspillage. L’aide alimentaire de l’UE aux plus démunis doit disposer au moins des mêmes ressources qu’en 2013, compte tenu notamment de la crise économique, estiment les députés de la commission de l’agriculture du Parlement européen, dans un avis adopté le 25 mars par 27 voix contre 3 et 4 abstentions, et destiné à la commission parlementaire chargée de l’emploi. Cette dernière est responsable pour ce dossier et doit arrêter sa position fin avril pour les négociations avec les États membres.

Le programme de distribution alimentaire, sur lequel comptent plus de 18 millions de personnes parmi les plus pauvres dans 20 États membres, est doté pour l’instant d’un budget de 500 millions d’euros par an. Début février, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept ont convenu de l’intégrer dans un fonds plus global doté de 2,5 milliards d’euros sur la période 2014-2020 (1).
« Si ce chiffre devait être confirmé, l’aide l’UE aux pauvres serait réduite de 40 %. En d’autres termes, on pourrait nourrir les Européens pauvres seulement une fois tous les cinq jours, ce qui est totalement inacceptable », a expliqué le rapporteur de la commission parlementaire de l’agriculture, le socialiste belge Marc Tarabella.
Selon les députés, le programme devrait donner la priorité à la distribution de produits alimentaires sains, tandis que d’autres actions, telles que la lutte contre le gaspillage, devraient être mises en œuvre ou étendues.
Les parlementaires proposent que, pour alléger la pression sur les budgets nationaux, le cofinancement de l’UE pour l’aide aux démunis soit d’au moins 85 %, au lieu de 85 % au maximum, et même de 100 % dans le cas des États membres qui sont confrontés à des difficultés financières temporaires.
Ils considèrent enfin que la distribution des stocks d’intervention de l’UE au bénéfice des personnes démunies doit être financée par des fonds supplémentaires et non pas déduits du programme.

(1) Voir n° 3386 du 18/02/13

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.