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PROGRAMMES ALIMENTAIRES À L'ÉCOLE/UE Les eurodéputés soutiennent le programme de distribution dans les écoles

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L'accord du «Trilogue » (Conseil/ Commission/Parlement) sur de nouvelles mesures visant à renforcer et à stimuler le financement d'un programme de l'UE pour fournir des fruits, des légumes et des produits laitiers dans les écoles a reçu le plein appui de la commission de l'agriculture du Parlement européen (30 voix pour, 6 contre). Ces nouvelles mesures mettent davantage l'accent sur l'éducation des enfants à manger sainement, augmentent le budget et fusionnent des régimes aujourd'hui distincts pour le lait et les fruits dans les écoles.

Comme la consommation de fruits, de légumes et de lait a diminué au sein des Etats membres de l'UE, les eurodéputés estiment qu'il est de la plus haute importance de renforcer le programme « fruits, légumes et produits laitiers à l'école » en augmentant son budget et en l'axant davantage sur l'éducation à une alimentation saine. Dans le cadre de ces nouveaux programmes en faveur des écoliers, 250 millions d'euros (100 millions d'euros pour les produits laitiers et 150 millions pour les fruits et légumes) seront répartis entre les Etats membres de l'UE, lesquels devront décider individuellement le montant des subventions à accorder aux différents produits. En attendant que le nouveau régime puisse entrer en vigueur en 2017, les États membres devront communiquer leur nouvelle stratégie dans le cadre du régime actuel d'ici juillet 2016.

RÉPARTITION PLUS JUSTE ENTRE ETATS MEMBRES

Les eurodéputés ont également insisté sur une répartition plus juste des fonds communautaires entre les États membres en fixant deux critères de base pour l'ensemble du système (la part d'enfants de six à dix ans dans la population et le degré de développement de la région au sein de l'État membre). Les niveaux passés des fonds du régime du lait seront pris en compte et éventuellement revus après les six premières années du nouveau régime et seront complétés par un nouveau montant minimum annuel d'aide européenne par enfant.

METTRE L'ACCENT SUR L'ÉDUCATION

Pour rendre le système scolaire de l'UE plus efficace, les États membres doivent faire davantage pour promouvoir de saines habitudes alimentaires, les chaînes alimentaires locales, l'agriculture biologique et la lutte contre le gaspillage, ont insisté les députés. Les mesures éducatives doivent aussi favoriser le contact des enfants avec l'agriculture, par exemple à travers des visites de fermes et la distribution de spécialités locales comme le miel et les olives.

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PRODUITS ÉLIGIBLES À UN FINANCEMENT DE L'UE

Le Parlement a insisté pour que les denrées alimentaires distribuées dans les écoles soient en priorité des produits sous-consommés, frais et locaux plutôt que des aliments transformés. Les États membres seront en mesure de distribuer les aliments transformés comme les soupes, compotes, jus de fruits, yaourts et fromages seulement en plus de fruits et légumes frais et du lait ou du lait sans lactose. Aux yeux des eurodéputés, seuls les produits ayant un contenu nutritionnel sain peuvent être distribués. Les édulcorants et exhausteurs de goût artificiels ajoutés seront interdits. La distribution de produits avec du sucre, du sel et de la graisse ajoutés ne devrait être autorisée « qu'à titre exceptionnel», insistent les députés. Des limites strictes pour les quantités de ces additifs dans le produit final seront définies au niveau de l'UE et le produit devra être approuvé par une autorité nationale de la santé avant qu'il puisse être mis à disposition des enfants de l'école dans le cadre du programme de l'UE. Des produits contenant des fruits, des noix ou du cacao ajoutés tels que le lait au chocolat ou des yaourts aux fruits, et des produits alimentaires aromatisés seront toujours éligibles à un financement de l'UE au titre du régime scolaire. Cependant les eurodéputés ont insisté pour que l'UE n'intervienne financièrement que pour la partie « lait » de celui-ci, qui devra représenter au moins 90%, ou dans des cas exceptionnels, au moins 75% du produit final.

PROCHAINES ÉTAPES

Le texte convenu entre les trois institutions européennes (Conseil/Parlement/Commission) doit encore être approuvé par le Parlement dans son ensemble lors de la session plénière de mars ou avril 2016 avant d'aller au Conseil des ministres pour approbation en première lecture. Aziz Ben Marzouq