Le « patrimoine gastronomique européen » doit être mis en valeur par tous les moyens, y compris à l'école, estime le Parlement européen, qui souligne l'impact positif de cette richesse sur la santé, la qualité des produits alimentaires et la protection de l'environnement. Mais aussi sur les exportations de l'Union.
LE Parlement européen a adopté le 12 mars une résolution non législative demandant aux États membres de l'UE « d'intégrer à l'éducation scolaire, et ce dès la petite enfance, l'étude et l'expérience sensorielle de l'alimentation, la santé dans le domaine nutritionnel et les habitudes alimentaires, y compris les aspects historiques, géographiques (et) culturels ». Objectif, selon les députés qui se prononçaient sur la base d'un rapport du démocrate-chrétien espagnol Santiago Fisas Ayxela : « contribuer à améliorer l'état de santé et le bien-être de la population, à rehausser la qualité des denrées alimentaires et à promouvoir le respect de l'environnement ». La gastronomie sera présente à l'Exposition universelle qui se tiendra à Milan du 1er mai au 31 octobre 2015 sur le thème « Nourrir la planète, de l'énergie pour la vie » (1).
« Un produit culturel qui s'exporte bien »La résolution parlementaire sur « le patrimoine gastronomique européen : aspects culturels et éducatifs » affirme aussi qu'« il faut utiliser les programmes de financement de la politique agricole commune 2014-2020 pour encourager une alimentation saine à l'école ».
Les députés demandent par ailleurs à la Commission de Bruxelles « d'étudier un encadrement plus strict des contenus et des publicités traitant de produits alimentaires, notamment sous l'angle de la nutrition ».
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Ils demandent à la Commission et aux États membres de « renforcer la démarche de reconnaissance et de labellisation de la production alimentaire européenne », et aussi aux Vingt-huit « d'appuyer les initiatives visant à préserver la qualité, la diversité, l'hétérogénéité et la singularité des produits artisanaux présents à l'échelle locale, régionale et nationale, afin de lutter contre l'homogénéisation ». D'autant que « la gastronomie est un produit culturel de l'Union européenne et de ses États membres qui s'exporte bien ».
Enfin, l'Assemblée, qui salue les initiatives telles que « Slow Food » et « Wine in Moderation », se félicite de l'inscription à la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité du « repas gastronomique des Français, aux côtés de la diète méditerranéenne, du pain d'épices croate et de la cuisine traditionnelle du Mexique ». Elle suggère aux villes européennes de présenter leur candidature « pour devenir une Ville Unesco de la gastronomie ».
(1) Voir n° 3434 du 10/02/14