Les exportations agroalimentaires de l’UE en mars ont de nouveau augmenté à 11,3 milliards €, soit environ 1 milliard de plus qu’en février, selon les dernières données de la Commission européenne. Elles n’ont cependant pas dépassé le niveau record de mars 2015 (-4,8 %).
Ce sont les exportations vers la Chine qui ont tiré les ventes avec une hausse de 11,8 % entre mars 2015 et mars 2016. Sur les douze derniers mois, elles ont atteint 10,7 milliards € soit une hausse de 33 % par rapport à la même période un an plus tôt (+2,6 milliards €). Les exportations vers les États-Unis sont légèrement au-dessous de leur niveau de mars 2015 (-1,8 %) mais restent très élevées à 19,7 milliards sur les douze derniers mois (+15,3 % par rapport à la même période un an auparavant). La Commission européenne note une petite reprise des exportations vers la Russie (+5,6 % entre mars 2016 et mars 2106). De fortes hausses sont également enregistrées vers l’Ukraine, la Jordanie et le Cambodge.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En termes de productions, les plus fortes hausses d’exportations ont été réalisées par le porc (passant de 318 millions € à 422 millions € entre les mois de mars 2016 et 2015, +32,5 %), suivi par les oléagineux (autres que le soja), les préparations alimentaires et le vin. Sur un cumul de douze mois, c’est d’ailleurs le vin qui voit ses ventes le plus fortement augmenter : +783 millions €, soit +8 %. Mais les exportations de céréales autres que le blé (+ 560 millions €, + 26 %), de spiritueux (+530 millions €, + 5 %), d’animaux vivants (+486 millions €, + 25 %) et de bière (+439 millions €, + 15 %) progressent également. À l’inverse c’est une baisse qui est enregistrée pour le blé (-714 millions €, -11 %) et le sucre (-132 millions €, -22 %).
Côté importations, sur douze mois, elles augmentent de 6,4 %. Les plus fortes hausses sont constatées en provenance des États-Unis (+13 %), d’Argentine (+15 %) de Turquie (+13 %) et d’Ukraine (+13 %). À l’inverse, Bruxelles note un recul des importations originaires du Brésil (-7 %), de l'Indonésie et du Canada.