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Commerce extérieur/Résultats Les exportations de produits alimentaires en forme en juillet

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En juillet 2012, l’excédent des échanges agroalimentaires français atteint 842 millions d’euros. Il diminue de 22 millions par rapport à juillet 2011. L’excédent en produits agricoles bruts diminue fortement. L’excédent des échanges de produits transformés progresse vivement. Les exportations sont en forte hausse : vins, alcools et préparations alimentaires tirent la croissance. Sur les sept premiers mois de l’année, le commerce extérieur pour les échanges agroalimentaires dégage des ventes de 32 773 millions pour des achats de 26 767 millions, dégageant un solde positif de 6 006 millions, quasi équivalent à 2011, grâce aux produits transformés.

Selon les chiffres publiés par Agreste, l’excédent des échanges agroalimentaires français atteint 842 millions d’euros en juillet 2012, en baisse de 22 millions d’euros par rapport à juillet 2011. Les exportations gagnent 230 millions d’euros pour atteindre 4 562 millions mais progressent un peu moins vite que les importations, en hausse de 252 millions d’euros pour atteindre 3 719 millions. L’excédent des échanges en produits agricoles bruts s’élève à 101 millions d’euros en juillet 2012, en baisse de 223 millions par rapport à juillet 2011, alors qu’il culminait encore à 500 millions en octobre 2011. Les exportations (947 millions d’euros) diminuent de 133 millions d’euros (- 12 %). La baisse des exportations s’explique par celles des céréales, tandis que les ventes des autres produits bruts restent stables. Les ventes de blé tendre sont notamment en recul de 109 millions d’euros (- 38 %) tandis que les exportations de maïs baissent de 31 millions d’euros. À l’inverse, les importations (846 millions d’euros) augmentent de 90 millions d’euros (+ 12 %).
 
Dynamisme des produits transformés
L’excédent des échanges en produits agricoles transformés atteint 741 millions d’euros en juillet 2012, en hausse de 201 millions par rapport à juillet 2011. Les exportations augmentent de 362 millions d’euros. Les ventes d’alcools (cognac principalement et en particulier vers Cuba et l’Asie) sont en hausse (+ 29 %), sous l’effet des prix et des volumes. Celles de vins et champagnes continuent d’augmenter (+ 11 %) grâce aux volumes exportés, la Grande Bretagne étant un marché toujours dynamique pour les vins. Les exportations de sucres augmentent de 64 %, principalement du fait de la hausse des volumes (+ 42 %) mais aussi des prix. Les exportations des « autres produits alimentaires » (chocolat, préparations alimentaires) sont aussi en hausse. Les ventes d’huiles de colza (- 67 %) diminuent du fait de la baisse des volumes. Les importations augmentent de 161 millions d’euros. Sur les sept premiers mois, les exportations atteignent 24 370 millions contre 22 608 en 2011, tandis que les importations progressent elles aussi dans une moindre mesure de 19 367 millions à 19 957, confortant le solde positif qui passe de 3 241 millions en 2011 à 4 413 en 2012, une hausse de 33%.
 
Nouveau record pour les vins et spiritueux
Depuis le début de l’année, les exportations de vins et spiritueux enregistrent tous les mois une progression en valeur par rapport aux années précédentes. Le chiffre d’affaires à l’exportation pour ce secteur est de 5 milliards €, soit une hausse de 14% par rapport au premier semestre 2011. Les statistiques de juillet 2012 confirment la tendance avec une évolution de 14,7% sur les 7 premiers mois avec un chiffre d’affaires de 6 milliards €, selon un communiqué de la FEVS (Fédération des exportateurs de vins et spiritueux). Sur le semestre, cela représente une augmentation de 600 millions liée principalement aux bonnes performances de Bordeaux (+ 300 millions €, +31%) et Cognac (+200 millions €, +20%) mais aussi grâce à la consolidation des autres catégories qui maintiennent leurs parts de marché en volume et en valeur après une année 2012 qui avait déjà établi un nouveau record. Les exportations de vins atteignent 3,5 milliards € (+13,5%), 71 millions de caisses (+3,5%), les vins français à l’export reprenant sensiblement leurs parts de marché atteignant les niveaux d’avant la crise. Les exportations de spiritueux se montent à 1,5 milliard € (+16%), 24,5 millions de caisses (-1%), la croissance s’accélérant au premier semestre 2012. La croissance du cognac explique largement cette tendance, mais cet engouement profite aussi à l’armagnac (+55%). Les 20 premiers pays importateurs français représentent 90 % des exportations de vins et spiritueux soit 4,5 milliards € avec une progression de +14% par rapport au premier semestre 2011. La FEVS ne verse cependant pas dans l’euphorie. Dans un contexte économique difficile, les spiritueux et vins sont particulièrement exposés aux barrières protectionnistes dans un marché de plus en plus concurrentiel avec l’arrivée de nouveaux acteurs et le développement de produits locaux dans les pays émergents. « Il faut investir toujours plus pour pénétrer de nouveaux marchés et asseoir notre présence rapide sur ces bons résultats». Elle demande aux pouvoirs publics de peser de tout leur poids dans les négociations commerciales et la lutte contre les obstacles au commerce.

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