Les exportations de vins et spiritueux français ont plongé de 13,9 % en 2020, à 12,1 Mrd€, retrouvant leur niveau de 2016, a dévoilé la FEVS (Fédération des exportateurs) lors de sa conférence de presse annuelle qui s’est tenue le 11 février. Cette baisse « résulte d’abord des taxes américaines sur les vins ». Les États‐Unis « représentent à eux seuls plus d’un tiers de la baisse du chiffre d’affaires enregistrée par les vins et spiritueux français » à l’export. La production américaine de vin étant fortement affectée par les incendies qui ont ravagé la Californie en 2019, les États‐Unis ont accru leurs importations de vin à l’Italie et à la Nouvelle-Zélande, a précisé César Giron, président de la FEVS.
L’effet Covid s’est fait sentir sur l’ensemble Chine (-15 %), Singapour (-31 %), Hong‐Kong (-6 %), ainsi qu’au Japon (‐13 %) et en Corée du Sud (‐4 %). Mais la crise de Covid‐19 « ne devrait pas remettre en cause le potentiel de long terme de ces marchés pour les produits français », selon la FEVS, qui caresse « l’espoir d’un redémarrage ». Dans ce contexte malmené, des marchés sont en progression : ceux de l’Europe du Nord (Suède, Danemark, Pays-Bas) et celui de l’Australie.
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Au total, l’exportation nette du secteur s’est élevée à 11 Mrd€, juste derrière l’aéronautique (16,5 Mrd€). Mais la contribution nette des vins et spiritueux à la richesse de la France est supérieure à celle de l’aéronautique, si l’on tient compte des aides de 15 Mrd€ versées à l’aéronautique dans le cadre du plan de relance, a noté César Giron. La FEVS et d’autres membres de la filière seront reçus le 15 février par le Premier ministre, indique un communiqué de la fédération.