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Porc Les exportations européennes de porc reculent mais résistent à l'embargo russe

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Pour la Commission européenne, les conséquences de l'embargo russe sur la viande de porc de l'UE sont limitées. Les exportations ont quand même reculé de près de 9% depuis le début de l'année, notamment en Pologne, Lituanie mais aussi en France.

En janvier et février, les exportations de viande de porc de l'UE ont reculé de 8,8%, à 437 854 tonnes, par rapport à la même période en 2013, a indiqué la Commission européenne au comité de gestion qui s'est réuni le 16 avril à Bruxelles. Principale cause de cette baisse : l'embargo imposé depuis la fin du mois de janvier par la Russie, premier importateur de porc européen avec environ 25% des volumes (1). En effet, en janvier et février, les exportations de porc de l'UE à destination de la Russie ont été limitées à 44 000 tonnes soit une chute de 59%. C'est donc la Chine, malgré une baisse de 6% de ces importations (à 113 244 tonnes), qui devient la première destination des exportations européennes devant Hong Kong (60 242 tonnes soit une hausse de 8% par rapport à la même période l'an dernier) et le Japon (près de 47 000 tonnes, en hausse de 23%). Autres pays vers lesquels les exportations bondissent depuis le début de l'année : la Corée du Sud (+72%) et les Philippines (+58%).

La France aussi subit

Du point de vue de la Commission européenne, l'impact de l'embargo russe reste donc très limité du point de vue de l'UE, même si, au niveau local, il a eu des conséquences notables en Pologne et Lituanie. Pour ces pays la Commission européenne cofinance des actions de soutiens aux producteurs affectés (2). Mais, en France au mois de février, les exportations de viande porcine étaient également en retrait de 12% par rapport à février 2013, estime le service statistique du ministère de l'agriculture (Agreste) dans sa note de conjoncture d'avril, soit 6 400 tonnes équivalent carcasse (tec) en moins. Le ministère note que les envois vers la Russie, qui étaient de 5000 tec en février 2013, sont quasi nuls en février 2013.

Côté importations, les achats de l'UE sont toujours très limités (avec 5 849 tonnes en baisse de 4%) : le fournisseur numéro 1 reste la Suisse avec plus de la moitié des importations.

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(1) Voir n° 3443 du 14/04/2014

(1) Voir n° 3440 du 24/03/2014