Les pays de la Méditerranée ont créé un appel d'air en termes d'exportation de viande bovine et de jeunes bovins français durant l'année 2010. Le Liban a multiplié par 3,5 ses importations de taurillons et le Maghreb affichait une hausse de 40% en un an. Le marché turc, lui, est resté plutôt la chasse gardée de l'Allemagne. Le département économie de l'Institut de l'élevage fait le bilan dans son dossier de janvier.
En 2010, les exportations de viande ont progressé de 3% (276 000 tonnes équivalents carcasses), d'après le département Economie de l'Institut de l'élevage. Les jeunes bovins sont principalement concernés en vif comme en viande. « L'augmentation concerne tous les types de viandes, dans des proportions toutefois différentes », relève l'Institut de l'élevage. « Les exportations de viandes fraîches, qui constituent 87% du total, ne gagnent en effet que 2%, alors que les envois de viandes congelées et de viandes transformées progressent respectivement de 6% et 10% ». Pour autant les exportations en vif ont connu le plus fort dynamisme avec une hausse de 21% (133 000 têtes). Le Liban en est en bonne partie responsable de ce phénomène avec l'importation de 40 000 têtes de taurillons français sur 105 600 exportés. Selon l'Institut de l'élevage, ce pays a ainsi multiplié par 3,5 ses importations en 2010. « A l'inverse, le nombre de jeunes bovins finis exportés vers l'Italie a baissé de 8%, tombant à 38 000 têtes », remarque l'Institut de l'élevage. En viande fraîche, elle reste cependant le premier débouché (91 000 tec). « Les envois de viandes fraîches vers l'Allemagne continuent de gagner du terrain » avec une progression de 11% (40 000 tec), d'après l'Institut de l'élevage. La Grèce, elle, réduit largement ses importations (-5%). La crise est là.
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