L’huile d’olive constituait en valeur 52 % des exportations agricoles de la Tunisie en 2015, suivie des dattes (12 %) et des préparations à base de céréales (5 %), relève l’OMC dans son examen de la politique commerciale de ce pays, publié le 13 juillet. Elle souligne toutefois les problèmes engendrés, pour certains de ces produits « internationalement reconnus », par l’intervention de nombreuses entreprises publiques, dont « bon nombre sont en difficulté », ainsi que de plusieurs offices de commercialisation.
Le rapport explique que, « en général, l’activité d’exportation à partir de la Tunisie continue d’être considérablement plus attrayante pour les sociétés ayant le statut "totalement exportateur" et/ou le statut "offshore" que pour le reste des opérateurs qui demeurent soumis à un millefeuille de réglementations ». De plus, ajoute-t-il, « des taxes à l’exportation élevées continuent de grever la profitabilité des principaux produits », notamment l’huile d’olive et les dattes.
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Les importations agricoles de la Tunisie se composent principalement de céréales (blé, maïs, orge) et de leurs dérivés (49 % du total), d’huiles de graines (10 %) et de sucre (9 %), note également l’OMC. Tous secteurs d’activité confondus, le pays a « significativement réduit ses droits de douane », dont la moyenne des taux est passée de près de 45 % en 2006 à 14 % en 2016.
Le précédent rapport de l’OMC sur la politique commerciale tunisienne datait de 2005.