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FranceAgriMer Les exports céréaliers français profitent d’un nouveau souffle

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Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer estime que la parité euro/dollar et l’affaiblissement des disponibilités russes favorisent les céréales françaises à l’export. Les pays tiers font face de leur côté à des conditions climatiques difficiles, selon lui.

Si la crise économique plombe la croissance française, la faiblesse de l’euro, elle, dope les exportations céréalières en ce début d’année 2012. La bonne dynamique à l’export n’est contrainte que par la capacité de la France, a affirmé Christian Vanier, directeur animation des filières, lors du conseil FranceAgriMer du 12 janvier, précisant que « le bilan final est tendu, mais reste tout de même suffisant pour faire la jonction avec la prochaine campagne ». Le conseil spécialisés céréales a en effet relevé de 235 000 tonnes ses perspectives de ventes de blé à l’étranger, par rapport au mois dernier, amenant le stock de report à hauteur de 2,3Mt seulement. Les ventes de maïs, elles, atteindraient les 6,6 Mt, pour laisser un stock de report extrêmement serré d’1,9Mt. Grâce à ce regain de compétitivité, malgré la flambée des prix qui a marqué la trêve des confiseurs, la France a ainsi remporté un appel d’offres égyptien de 120 000 tonnes de blé. Mais Xavier Rousselin, chef de l’unité des grandes cultures, précise bien que ce nouveau souffle provient également d’une demande intra-communautaire. « Les expéditions vers le nord de l’Union européenne affichent un dynamisme plus important, tant en Hollande qu’en Belgique », explique-t-il. La raison de cette demande en provenance du Benelux est à chercher du côté de l’Allemagne. « La récolte de blé fourrager y a été beaucoup moins bonne que l’an dernier », rappelle Xavier Rousselin, avant d’ajouter que « la Belgique et la Hollande sont les pays les plus mal placés pour profiter des importations d’origine mer Noire », du fait de complications logistiques importantes.

Des disponibilités réduites à l’international
La Russie, au contraire de la France, arrive d’ailleurs en bout de campagne commerciale. « Les quantités exportables sont en grande partie épuisées », affirme Xavier Rousselin. Conséquence, le blé va devoir être acheminé de plus loin, comme de l’Oural par exemple. Les voies maritimes, très perturbées en hiver dans cette région du monde, amèneront donc un surcoût logistique, qui devrait pénaliser les expéditions russes, ont estimé les experts du conseil FranceAgriMer. Une évolution du marché mondial qui devrait non seulement profiter aux origines françaises, mais aussi aux blés kazakhs. Non seulement ils « profiteront des moindres exportations russes », explique Xavier Rousselin, mais en outre le Kazakhstan pourra « récupérer des wagons de la Russie pour les acheminements ». En ce qui concerne les craintes de sécheresse en Amérique du Sud, le conseil spécialisé FranceAgriMer préfère rester prudent. « La récolte du blé et de l’orge est terminée donc ça n’aura pas de conséquences particulière sur les niveaux de productions », a rassuré d’emblée Xavier Rousselin. « En revanche, il y a beaucoup plus d’inquiétude sur le maïs et le soja. Mais cela reste difficile à quantifier, les zones de production s’étendent sur 2 000 km du nord au Sud, les conditions climatiques varient donc fortement. Pour le soja, il est plus tardivement semé et récolté, donc plus touché, mais il est encore trop tôt pour partir en conjecture », a-t-il conclu.

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