L’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) confirme, dans un avis scientifique rendu public le 23 février, que le risque de transmission de l’EST aux ruminants par les farines de poisson est « faible ». Toutefois, précise l’EFSA, malgré les récents progrès scientifiques la réintroduction de ces substances dans l’alimentation animale pourrait encore à l’heure actuelle compliquer la détection d’éventuelles contaminations.
En réponse à une question posée par le Parlement de Strasbourg dans le cadre de la révision des mesures de lutte contre les encéphalopathies spongiformes bovines (EST), l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) affirme de nouveau que le risque de transmission de ces maladies aux mammifères par les farines de poisson est « faible ». « Cependant, préviennent les scientifiques de l’EFSA, dans le cas où les farines de poisson seraient autorisées dans l’alimentation des ruminants, si une contamination croisée par des farines de viande et d’os devait se produire, elle serait difficile à détecter car (…) il n’existe aucune méthode permettant de détecter à 100 % de faibles quantités de protéines de viande en présence de grande quantité de protéines de poisson ».
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Les farines animales, y compris celles de poisson, ont été interdites dans la Communauté en 2001, suite à la crise de la vache folle. Mais la Commission européenne examine actuellement, comme cela est prévu dans le plan d’action adopté fin 2006 dans ce domaine, la possibilité d’avoir un certain niveau de tolérance quant à la présence de farines de poisson dans l’alimentation des ruminants. Elle a aussi entamé une réflexion sur l’autorisation des farines de poissons pour les jeunes ruminants. Toutefois, la réintroduction partielle des farines de poisson dans l’alimentation des ruminants adultes est conditionnée par le résultat d’études en cours au sein des laboratoires européens de référence visant à élaborer des tests capables de quantifier la présence de farine de poisson dans ces aliments. Les résultats, sur lesquels la Commission s’appuiera avant de prendre une décision de réintroduction, seront connus en avril.