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Les filières de qualité, un relais de croissance incontournable pour la charcuterie

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Face à une évolution du marché de la charcuterie-salaisonnerie, la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (Fict) constate que les relais de croissance se localisent principalement dans les filières de qualité.

Bio, bien-être animal, label rouge, etc., sont des relais de croissance « incontournables » sur le marché de la charcuterie-salaisonnerie, selon Robert Volut, président de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (Fict). Dans une conférence de presse le 21 juin, il expliquait que le poids de ces "filières qualités" a été multiplié par 2,7 en 7 ans. Plus globalement, en 2016, les ventes de charcuteries-salaisons ont atteint 6,4 milliards d’euros, soit une progression de 0,2 %, pour une production en recul de 1,3 %. La consommation est en baisse pour la deuxième année consécutive (-0,5 % en 2016 et -0,6 % en 2016), d’où la nécessité de chercher des relais de croissance. La fréquence d’achat a baissé de 0,4 % et les quantités achetées par acte d’achat également (-0,8 %). Comme le précise la Fict, « ce sont le prix moyen provenant d’une offre alimentaire améliorée (+1,2 %) et l’évolution démographique (+0,6 %) qui soutiennent le marché ». Effectivement, certains produits se développent comme le boudin (+2,1 %), le saucisson sec (+0,6 %), les saucisses à pâte fine (+0,3 %) ou le jambon sec (+0,1 %).

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Face à ce constat, Robert Volut a alerté sur la nécessité de faire passer des hausses de prix à la distribution à la suite de la forte progression du prix du porc depuis avril 2016 (+23 % en moyenne), en lien avec la demande chinoise. Un sujet qu’il souhaite voir repris lors des prochains États généraux de l’agriculture et de l’alimentation, avec une révision de la Loi de modernisation de l’économie (LME) avant la fin de l’année. Robert Volut reconnaît cependant que séparée d’Inaporc, la Fict perd en poids auprès du ministère. « Ce n’est pas un signe de force », admet-il. Pour l’heure, il n’est cependant pas question d’y retourner. « Une interprofession n’est pas faite que pour défendre le maillon élevage » réaffirme-t-il, très critique par rapport au poids des éleveurs dans toutes les interprofessions. « La première phase d’un retour de la Fict à Inaporc serait un accord sur une charte de gouvernance et de stratégie », selon lui. Il ne se positionne pas cependant sur sa présence à la prochaine assemblée générale d’Inaporc. Bernard Vallat, actuellement directeur général honoraire de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et bientôt à la tête de la fédération, devra prendre le relais sur ce dossier à partir du 1er septembre.