Avec 3,5 millions de propriétaires privés, l’avenir de la forêt privée est une question qui concerne plus de 10 millions d’électeurs, estime la fédération des forestiers privés. Elle a reçu les représentants de quatre candidats à l’Elysée, le 27 mars à Paris, pour connaître les engagements de ces quatre partis : Europe écologie, PS, Modem et UMP. Allouer une partie des recettes issues des quotas carbone à la forêt, maintenir les spécificités du régime fiscal forestier ou encore renforcer la représentation de la forêt au sein du gouvernement faisaient partie des sujets plutôt consensuels. Tous les invités s’accordaient pour promouvoir le regroupement des parcelles « mais sans dessiner vraiment les contours d’un tel dispositif », regrettent leurs hôtes. Des nuances étaient perceptibles notamment sur la gouvernance. Europe écologie plaide par exemple pour un ministre dédié à la Forêt et rattaché à l’Economie plutôt qu’à l’Agriculture, tandis que le PS parle « d’un ministère ou une délégation interministérielle ». Le Modem envisage, comme l’UMP, une direction interministérielle, mais qui serait rattachée à un commissariat chargé d’élaborer la stratégie pour le secteur. Sur le principe, les représentants politiques s’accordent sur l’attribution de 250 millions d’euros issus des recettes quotas carbone mais insistent sur les conditions de leur investissement dans la filière. Chacun proposait aussi des pistes très différentes pour améliorer le dispositif assurantiel, aujourd’hui peu satisfaisant, créé par la LMA. En conclusion, les forestiers ont appelé de leur vœu la création d’une loi cadre consacrée à la forêt.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.