Les forêts de plaine seraient particulièrement vulnérables dans les prochaines décennies face au réchauffement climatique, révèle une étude publiée le 19 octobre par la revue Nature. Menée par des équipes de l’Inra, d’AgroParisTech, de l’Université d’Aarhus (Danemark), du CNRS, de l’Université de Strasbourg, et de l’Inventaire forestier national, cette recherche montre que les espèces de plaines sont moins réactives au changement climatique, moins adaptables et donc plus fragiles. En montagne le réchauffement fait remonter les espèces en altitude. Elles doivent ainsi migrer de 1,1 km entre deux générations. Alors qu’en plaine, pour un même laps de temps, les espèces doivent parcourir 36,5 km vers le Nord pour retrouver des conditions climatiques idéales. Les espèces de plaine peuvent difficilement compenser la hausse des températures par une migration naturelle et certaines risquent de disparaître, s’inquiètent les chercheurs.
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