Dans sa dernière note de conjoncture sur la pêche et l'aquaculture, France AgriMer a constaté une poursuite du recul des achats des Français au rayon poissons frais, mais moindre qu'il y a un an. L'organisme relève surtout une embellie pour le saumon, même si le cabillaud conserve la première place en part de marché sur un an.
Les achats de poisson frais ont de nouveau reculé en France sur un an, à cause de la hausse des prix, alors que le saumon bénéficie d'une « embellie » car ses prix reculent depuis janvier, a indiqué France AgriMer dans son dernier bilan publié le 27 mai. Ainsi les achats de poissons frais par les ménages français ont baissé de 2 % en volume sur les douze derniers mois (cumul annuel mobile à fin mars 2015), alors que le prix moyen d'achat a augmenté de 1 % (panel consommateur Kantar, 12 000 ménages, pour FranceAgriMer). Pour mémoire, il y a un an à la même période, les volumes sur un an marquaient une baisse de 5 % et le prix moyen augmenté de 3 %.
Cette baisse n'est « aujourd'hui plus liée à la réduction des achats de saumon », note l'organisme. Et de préciser que sur les derniers douze mois, les volumes de saumon achetés ont reculé de 3 %, alors que le prix moyen d'achat s'est stabilisé. En revanche, sur le premier trimestre 2015, les volumes progressent de 16 % (à la faveur d'un prix en baisse de 3 %).
FranceAgriMer souligne que, sur le marché international du saumon, les cours sont à la baisse depuis le début de l'année 2015, et sont inférieurs à ceux de la même période 2014. Ceci tient à une disponibilité importante, liée à un accroissement de la produc-tion et à l'arrêt des exportations norvégiennes vers la Russie (après l'embargo décrété en août par Moscou sur nombre de produits agroalimentaires occidentaux).
Et selon les estimations de France AgriMer « les cours devraient continuer de fléchir, avant leur remontée habituelle au dernier trimestre ».
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LES VENTES DE CABILLAUD TOUJOURS EN TÊTE EN 2015
De leur côté, les achats de cabillaud se sont stabilisés sur douze mois, mais diminuent de 9 % sur le premier trimestre 2015, alors que son prix d'achat se raffermit. A noter pourtant qu'en mars 2015, la part de marché du cabillaud en volume sur le rayon frais est toujours supérieure à celle du saumon, à respectivement 24 % et 18 %.
Dans le détail, les espèces les plus concernées par cette baisse des achats en frais sur douze mois sont le lieu noir (-9%), le merlu (-17%), la dorade (-11%), la sole (-7%) et l'églefin (-18%). Les coquillages frais enregistrent également une baisse du volume des achats face à des captures françaises réduites par un cycle bas des gisements naturels. La coquille Saint-Jacques est particulièrement concernée (coquille Saint-Jacques entière - 29 %, noix - 18 %) ; les achats de moules restent stables. L'offre d'huitres en GMS a connu, depuis les fêtes de fin d'année, un recul plus accentué que les années précédentes. Les crustacés frais se portent bien (en moyenne + 8 %, langoustine + 12 %). La consommation des produits traiteur est stable sur douze mois. Les achats de saumon fumé régressent de 5 %, ceux de surimi de 3 %, mais ceux de crevettes et gambas cuites repartent à la hausse (+ 4 %), alors que leur prix moyen augmente. Les produits surgelés sont toujours en panne de consommation (poissons surgelés : -3 %), tout comme les conserves de poissons (-2 % en moyenne, et - 1 % pour le thon).