Abonné

Céréales Les FRSEA sont décidées à relancer l’action syndicale

- - 2 min

Une semaine après la grande mobilisation du 27 avril, face « au silence assourdissant » du ministre Bruno Le Maire, les FRSEA sont décidées à relancer l’action syndicale. Reçues le 5 mai par le ministre, les syndicalistes qui attendaient des mesures, sont sortis amers de leur rendez-vous, jugeant ce comportement « inadmissible ». Quant aux annonces de Nicolas Sarkozy dans l’interview qu’il a donnée à Agra presse et à la France agricole, « elles sont pour demain, quand cela ira mieux », ironisaient-ils. « Nous, on a besoin de concret et tout de suite ».

«Nous n’avons pas d’autres choix que de relancer l’action syndicale », a déclaré Eric Thiroin, secrétaire général de la FRSEA Centre suite à la rencontre des représentants des 14 FRSEA ayant appelé à la manifestation le 27 avril avec le ministre Bruno Le Maire. « Le ministre dit nous comprendre. Pourtant, nous, on a du mal à comprendre qu’aujourd’hui le ministre ne nous a rien annoncé, ajoute-t-il. C’est inadmissible au regard de la mobilisation de la semaine dernière ». « Il y a des mesures que nous demandons dans notre plate-forme de revendications qui ne coûtent rien à l’État », a souligné Michel Masson, président de la FRSEA Centre.

Incompréhension
Bruno Le Maire a rappelé, dans un communiqué de presse suite à sa rencontre avec les syndicalistes, les mesures récemment annoncées par Nicolas Sarkozy dans une interview accordée à Agra presse et à la France Agricole. Il s’agit de la possibilité de différer en 2011 une partie de l’imposition due au titre de l’année 2010 pour les exploitants agricoles qui ont opté pour le système de la moyenne triennale ; de déduire sur le plan fiscal une partie des cotisations sociales acquittées par anticipation et l’autorisation d’utiliser, dès l’été prochain, des camions de 44 tonnes, dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. « Ce sont des mesures pour demain, quand ça ira mieux. Ce sont des annonces pour les années fastes », ironisaient les représentants des FRSEA. « Nous sommes aussi déterminés que la semaine dernière, ont-ils déclaré. Nous, on a besoin de concret et tout de suite ». Nicolas Sarkozy qui expliquait « avoir compris les difficultés des céréaliers » le 3 mai ne semble donc pas avoir réussi à se faire comprendre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.