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Insectes Les Fruits de terre recherchent 300 000 euros

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La start-up qui fabrique des steaks et des boulettes à partir de farine d‘insectes compte finaliser d’ici l’été une levée de fonds afin de produire davantage et lancer de nouvelles recettes. Pour familiariser les clients avec ce type de produits, les Fruits de terre ouvrent leur premier restaurant à Lyon.

Les Fruits de terre, qui confectionnent des steaks et des boulettes à base de farine d’insectes, inaugurent leur premier point de vente à leur nom. « Il s’agit d’un restaurant qui va ouvrir pour une année au sein de la Commune, un incubateur de chefs », explique Adrien Lamblin, co-fondateur avec Charlotte Allix de l’entreprise lyonnaise créée en juin dernier. Une première pour la marque qui commercialisait jusqu’à maintenant ses produits auprès de particuliers en livraison à domicile et de restaurateurs souhaitant surprendre leurs clients avec des saveurs nouvelles. « La farine de ténébrions meuniers que nous utilisons donne un goût proche de la noisette grillée qui plaît à nos clients », explique Adrien Lamblin. Ses recettes intègrent aussi de la farine de pois chiches afin d’obtenir un apport en protéines conséquent.

La marque met en avant la dimension biologique des produits utilisant une farine obtenue à partir d’animaux élevés selon les principes de l’agriculture biologique (la certification officielle ne s’applique pas à l’élevage d’insectes) et d’ingrédients végétaux certifiés AB. « Les clients sont aussi sensibles à la dimension environnementale puisque l’élevage d’insectes est très économe en ressources naturelles comparé à d’autres protéines animales », précise le fondateur.

Augmenter la production et lancer de nouvelles recettes

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Les deux associés ont déjà investi dans un laboratoire d’une capacité de 300 kg par semaine, mais ils veulent aller désormais plus loin. « Nous prévoyons d’augmenter notre production pour atteindre une à deux tonnes par mois d’ici la fin 2018 », explique le fondateur, qui vise une diffusion en grande distribution spécialisée biologique. Le catalogue va aussi s’enrichir de nouvelles recettes, de produits à partir de farines d’autres espèces que le ténébrion meunier ou d’autres légumineuses. Les Fruits de terre visent un chiffre d’affaires de 200 000 euros en 2018 et 600 000 euros en 2019.

Pour concrétiser ces développements qui passeront par un nouvel outil de production, des embauches et plus de R&D, les Fruits de terre sont à la recherche d’un financement de 300 000 euros que les fondateurs espèrent concrétiser d’ici l’été. Pour cela, l’entreprise compte sur les contacts déjà établis avec BPIfrance, France Initiative et des business angels. Elle a aussi remporté plusieurs concours organisés par Carrefour et Intermaché, et a été accompagnée par l’Institut Paul Bocuse. Elle fait aussi partie des trois finalistes de la première édition de la Bourse à l’innovation William Saurin.