Les fruits et légumes pourront être achetés avec des tickets-restaurant. Les députés ont adopté dans la nuit du 9 au 10 mars un amendement à la « loi Hôpital » le permettant. Les détaillants en fruits et légumes se félicitent de cette mesure, qui doit maintenant passer au Sénat, et franchir le cap de l’hostilité de restaurateurs.
Les députés ont adopté dans la nuit du 9 au 10 mars un amendement, dans le cadre de la « loi Hôpital », permettant l’achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurant. « Cette mesure a pour objet d’étendre l’utilisation du titre-restaurant auprès des détaillants en fruits et légumes, afin que les 2,7 millions de salariés qui en bénéficient puissent plus facilement consommer » cinq fruits et légumes par jour, a justifié Valérie Boyer, député UMP. Celle-ci est à l’origine de l’amendement.
Elle a rappelé que les boucheries-charcuteries, boulangeries-pâtisseries et « sandwicheries » acceptent déjà les titres-restaurant. La mesure peut aussi bénéficier aux commerces de proximité. Ces arguments ont convaincu une majorité de la vingtaine de députés encore présents en séance de nuit. Cette position de l’Assemblée doit à présent être votée par le Sénat. Mais elle rencontre l’opposition de restaurateurs, qui dénoncent un « dévoiement du système ».
Un encouragement à la consommation de fruits et légumes
Tant à la Fédération des producteurs de légumes qu’à celle des producteurs de fruits, les responsables estiment que c’est une mesure qui va dans le sens du développement de la consommation de fruits et légumes.
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Pour les détaillants, cet amendement est un encouragement à la consommation de ces produits. « L’UNFD (Union nationale des détaillants en fruits et légumes) se félicite de cette mesure qui encourage la consommation en fruits et légumes alors que celle-ci ne cesse de décroître ».
L’union des détaillants estime que l’amendement va dans le sens des besoins des consommateurs. Conformément aux dispositions au code du travail, les personnes, entreprises ou organismes qui souhaitent obtenir l’assimilation aux restaurateurs doivent proposer la vente au détail, à titre habituel et au moins six mois par an, des préparations alimentaires immédiatement consommables, permettant une alimentation variée, rappelle-t-elle. La mesure votée par les députés ouvre aux salariés « une alternative saine et équilibrée qui change du sandwich quotidien ». Cela, tout en offrant au commerce de proximité « un outil de relance économique, par ailleurs totalement indolore pour les finances publiques ».