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Bien-être animal Les futures normes de température durant le transport contestées

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Les organisations professionnelles européennes de la filière viande sont pour le moment parvenues à empêcher la publication par la Commission européenne d’un projet de révision des normes de protection des animaux durant le transport. Elles contestent fortement les seuils de températures suggérés par les dernières versions du texte élaboré par les services de la commissaire à la santé, Androulla Vassiliou.

L’avis scientifique de l’EFSA sur lequel se fondent les normes de température envisagées par la Commission européenne est obsolète, estiment les organisations professionnelles de la filière viande qui mettent désormais en avant une nouvelle étude, réalisée cette fois par le Centre commun de recherche de l’UE.
Cette étude, menée entre février 2008 et mars 2009, montre notamment que la présence des animaux à bord des bétaillères n’a un impact sur la température à bord qu’à partir d’une température extérieure supérieure à 20°C, surtout en ce qui concerne les porcs de plus de 30 kg. En deçà de ce seuil, il ne semble pas que la présence des animaux vivants dans les camions ait un effet significatif sur la chaleur.
De plus, les niveaux de température envisagés par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) seraient très difficiles à respecter par les opérateurs, en particulier pour les niveaux les plus bas. Les normes actuelles prévoient une marge de tolérance de plus ou moins 5°C pour des températures comprises entre 5 et 30°C. L’EFSA prévoit au contraire des seuils par espèce beaucoup plus exigeants.
Selon le Centre commun de recherche, près de deux tiers des déplacements d’animaux à l’heure actuelle ne respecteraient pas les normes de températures basses établis par l’EFSA. Ce serait particulièrement vrai pour les porcs de plus de 30 kg, pour lesquels les limites seraient de 14°C et de 29 à 32°C selon le niveau d’humidité.
Les professionnels estiment pour leur part que de telles normes entraineraient la quasi disparition du transport sur de longues distances de certains animaux vivants, notamment pour les porcs et les moutons.
Afin de faciliter le respect des futures normes, le Centre commun de recherche suggère d’instaurer, en parallèle des nouvelles règles, une marge de manœuvre supplémentaire qui permette aux transporteurs de déroger aux normes de température durant une période maximale de deux heures durant le parcours.

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