Du conseil collectif en grandes cultures, avec des expérimentations et plateformes d’essais, au conseil individuel technico-économique, le Groupement de développement agricole (GDA) du Rethélois élargit son offre de service. Un groupe thématique sur l’agriculture innovante est mis en place, un autre sur la mécanisation en réflexion.
« Si des groupes ont pu disparaître, on note aujourd’hui une volonté d’en remettre en place dans les départements », a déclaré Guy Vasseur, président de l’APCA (chambres d’agriculture), lors d’un voyage de presse organisé le 28 juin avec la FNGeda (groupes d’études et de développement agricole). Exemple avec le GDA du Rethélois qui élargit son offre de service. L’association, en partenariat avec les chambres d’agriculture, accompagne 85 agriculteurs via du conseil collectif sur les grandes cultures (expérimentations, plateformes d’essais), individuel sur des aspects technico-économiques (enquête culture). Après le succès d’un groupe sur la commercialisation des céréales, un autre sur l’agriculture innovante est en marche au sein du GDA ardennais.
« Réduire la dépendance aux engrais minéraux, aux phytos, voilà les deux grands thèmes » du groupe sur l’agriculture innovante lancé en 2015, a indiqué l’agriculteur Philippe Charbeaux, soulignant la « difficulté à franchir seul le cap vers la désintensification » vu la « peur du regard des autres ». Diverses actions sont envisagées : essais sur la lutte biologique, le désherbage à micro-dose en colza, le désherbage mécanique, mixte, de nouvelles formes d’engrais… « On lance plusieurs chantiers cette année : l’expérimentation en bandes bas intrants (pour la réduction des phytos), l’identification des pratiques innovantes (à travers des visites sur nos exploitations) », a-t-il annoncé.
Intérêt pour la mécanisation
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Un programme de formation est proposé chaque année aux adhérents du GDA. Diverses thématiques sont abordées grâce aux interventions de référents nationaux. « L’an dernier, le taux de réponse aux formations a varié de 40 % à 80 % », les journées techniques ayant eu le plus de succès, d’après Benoît Logeart, président du GDA. « On a fait le plein sur “les bases de la fertilisation”, “le stockage des céréales”, “l’adaptation des capacités en matériel dans les exploitations” ». Pour la mécanisation, l’intérêt est tel que la création d’un groupe spécifique est envisagée.
En partenariat avec les chambres d’agriculture, le GDA accompagne les agriculteurs via du conseil collectif et individuel
Autre groupe dans le GDA du Rethélois, celui sur la commercialisation des céréales a grossi au fil des années, passant d’une quinzaine de membres à 24. « Il s’agit de mieux vendre la récolte », a expliqué l’agriculteur Thomas Doyen. Un objectif qui mobilise tous types de profils. Si une grosse majorité des participants choisissent le prix spot, d’autres préfèrent le prix moyen de campagne, a-t-il précisé. Quelques-uns ont eu recours à des sociétés de conseil comme ODA, Agritel. Le groupe a, lui, fait appel à AgritechTrade avant de confier son animation à Céréfi, autre expert en gestion du risque. Une réunion est organisée tous les deux mois, qui complète la diffusion d’analyses graphiques chaque semaine, l’actualité comme celle récente du Brexit pouvant déclencher en plus l’envoi d’un flash spécial. « Ça reste compliqué d’obtenir que chacun apporte ses chiffres » de vente, a reconnu Benoît Logeart. « Si on ne peut pas se comparer entre nous, ce n’est pas la peine d’être en groupe », a-t-il lancé. L’esprit collectif atteint parfois ses limites.