Afin de définir au mieux les prix en viande ovine, dans le cadre de la contractualisation, « 6 ou 7 indicateurs validés par tous les membres de la grande distribution » sont en passe de sortir d’ici quelques jours, a annoncé Emmanuel Coste, président d’Interbev Ovin. Lors du congrès de la Fédération nationale ovine, les 27 et 28 avril, il a précisé qu’il ne restait qu’à la Confédération française de la boucherie d’entériner l’accord. Jusqu’alors, la grande distribution était réticente à la mise en place de ce genre d’indicateurs. Au travers de ceux-ci, « c’est le 2e niveau de contrat qui est au cœur du sujet », explique-t-il. Un accord interprofessionnel concernant le 1er niveau de contrat, soit entre l’éleveur et le 1er premier metteur en marché, avait vu le jour le 1er décembre 2010. Le 2e niveau de contrat concerne ce metteur en marché et la grande distribution. « La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) est a priori d’accord » pour la mise en place de ces contrats, constate Emmanuel Coste. « Fin juin, nous espérons arriver à un contrat de 2e niveau signé », avance-t-il, plaçant ainsi la filière ovine comme la première à avoir contractualisé tout son amont. « Des grandes surfaces sont déjà prêtes à négocier des volumes mais la question du prix reste plus délicate », avance-t-il. « Une organisation de suivi des contrats », selon Emmanuel Coste, est également en cours de réflexion.
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