Abonné

Fruits et légumes Les grossistes en fruits et légumes n’acceptent pas que l’État « se défausse » sur eux

- - 3 min

Les grossistes en fruits et légumes réagissent aux propos du ministre de l’Agriculture, qui a promis, le 23 août devant les producteurs dans les Pyrénées orientales, un durcissement des sanctions contre les opérateurs commerciaux qui prennent des commandes sans prix de vente ni bons de commande, visant notamment les grossistes.

«Nous ne pouvons ni comprendre ni accepter que l’État et certains de ses services se défaussent, a déclaré l’Union nationale du commerce de gros en fruits et légumes (UNCGFL) dans un communiqué publié le 26 août. La profession n’accepte pas d’être rendue « responsable de deux problèmes criants qui relèvent de sa compétence » : la compétitivité de la production française et la disparition des dispositifs de régulation. L’union des grossistes note avec amertume qu’aux codes de bonnes pratiques qu’elle prône à ses adhérents, « l’on nous répond par des codes administratifs qui nous fragilisent, à dessins ou par dédain, au profit des gros opérateurs champions de la massification ».

Le commerce de gros veut rencontrer Bruno Le Maire

« La stigmatisation de quelques cas isolés » de non-respect des règles de traçabilité ou de calibrage lors de contrôles « ne sert qu’à engager tous les protagonistes, du producteur au consommateur, dans un faux débat », ajoute la Confédération française du commerce interentreprises (CGI), qui regroupe le commerce de gros et le commerce international, appelé aussi B to B (pour business to business), dans un communiqué du 29 août. « Est-il besoin de rappeler que l’État a réduit considérablement le nombre d’agents qui étaient dédiés à ce type d’opérations, choix qu’il doit assumer sachant que des mesures d’autocontrôle ont été mises en place, et alors que les infractions restent l’exception ? », interroge la CGI.
La CGI et ses composantes « fruits et légumes » : UNCGFL (grossistes), Aneefel (expéditeurs et exportateurs) et CSIF (importateurs) souhaitent être reçues par le ministre de l’Agriculture, conclut-elle. Ces organisations comptent « lui faire part de leurs propositions et réalisations » notamment en termes de règles et usages professionnels, de politique contractuelle. Cela de façon à « construire collectivement l’avenir » de la filière des fruits et légumes, qui est « importante en termes d’emplois et de débouchés en France comme à l’étranger », souligne la CGI.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.