Abonné
Les industriels du secteur charcuterie-salaison-traiteur ont fait un bilan très négatif de leurs négociations commerciales qui viennent de se terminer et qui ne sont pas à la hauteur des augmentations de coûts subies par leurs entreprises. Lors de leur assemblée générale le 20 mars dernier, ils ont fait valoir que tous leurs coûts (matières premières viandes, mais aussi énergie, emballage, salaires….) n’ont cessé d’augmenter et leurs marges de s’éroder année après année. Or face à cette situation inquiétante, il n’ont pu que constater que leurs clients de la grande distribution refusent une fois encore de tenir compte des réalités économiques de cette industrie. Pour ne citer que la viande porcine, le prix de celle-ci a augmenté de 22% (par rapport à janvier 2011), avec des variations, selon les pièces allant de 20 à 70% (pour les gras).
Une pression constante
Cette flambée des coûts affecte particulièrement la grande majorité des produits traditionnels (andouilles et andouillettes, lardons, pâtés et rillettes, saucisses, saucissons secs, tripes cuisinées), constate la FICT (Fédération française des industriels, charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes). À chaque demande des fabricants de marques de distributeurs (MDD) d’une augmentation justifiée de leurs tarifs, ceux-ci se voient menacés ou remis en cause par un appel d’offres. La pression sans cesse plus forte sur les prix, au détriment des efforts à mener pour le respect de la qualité des produits, pourrait à terme détourner les consommateurs pourtant toujours aussi amateurs de charcuterie, comme le prouvent les derniers chiffres de consommation. Après son cri d’alerte de l’automne dernier, la FICT appelle les enseignes de la grande distribution à la raison. La FICT redoute que leur comportement ne conduise à la disparition de certains des intervenants du secteur qui représente 300 entreprises et 40 000 salariés et génère un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros et une production de 1,2 million de tonnes, alors que les rayons « charcuterie » sont parmi les plus rentables des rayons des grands distributeurs. De plus, cette industrie achète aux abattoirs Français, 70% de la production porcine du pays. La FICT espère que la distribution écoutera la voix de la raison et prenne en compte tous les enjeux qui résultent de son attitude.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre