Les industriels laitiers ont demandé le 13 mars une nouvelle adaptation à la baisse des prix du lait à la production en raison de l’effondrement des cours des produits industriels sur les marchés mondiaux. La Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) a affirmé dans un communiqué que jamais « depuis 20 ans » ces niveaux n’ont été aussi bas. Bongrain, deuxième groupe fromager français, a demandé à son tour, le 18 mars, une baisse des prix du lait à la production.
La « priorité » du groupe Bongrain est d’obtenir « un ajustement » du prix du lait versé aux producteurs. Derrière le terme « ajustement », il faut comprendre : baisse du prix du lait payé aux producteurs. « Le prix du lait en France est le plus élevé au monde », a affirmé, le 18 mars, Pascal Breton, le directeur général de Bongrain avant d’ajouter qu’ « il n’est pas envisageable que le prix français soit différent de celui pratiqué dans les autres pays européens ». Cet « ajustement incontournable » doit prendre en compte les cours mondiaux des produits industriels, selon Pascal Breton, qui demande aussi une « réactivité » plus importante au marché. Egalement touché par la crise, Bongrain a enregistré une chute de son bénéfice 2008 de 76,5 % à 38 millions d’euros. Elle est due en partie à une baisse des ventes dans certaines régions du monde comme l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Europe de l’Est ou encore les États-Unis, mais surtout à la dégringolade des cours mondiaux des produits industriels.
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Du jamais vu depuis 20 ans
Le 13 mars, la Fnil (industriels laitiers) a affirmé dans un communiqué que jamais « depuis 20 ans » les prix de la poudre de lait et du beurre n’ont été aussi bas, à respectivement 1 600 euros la tonne et 2 100 euros la tonne. Selon le syndicat, la demande mondiale est « atone » et les stocks sont à un niveau « record ». Près de 30 % du lait français se trouve dans cette situation, expliquent les industriels qui ont souligné que « seule la valorisation » des produits de grande consommation (lait, fromages, yaourts), permet de « limiter » la baisse des prix à la production. Les entreprises « doivent à la fois maîtriser l’évolution de leur prix de vente à la distribution et ajuster très sensiblement le prix du lait à la production », a conclu la Fnil.