Face à la chute de la consommation de viande de volaille, ces dernières semaines, l’industrie a obtenu du gouvernement français des mesures de soutien. Elles ne devraient pas être relayées par Bruxelles tant que la grippe aviaire n’a pas atteint l’Hexagone.
La Fédération des industries avicoles (FIA) s’est félicitée de l’annonce par le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau de « mesures de report de charges sociales » et « d’échéances fiscales » pour les industriels victimes des craintes liées à la grippe aviaire.
Le montant total des mesures d’aide ne peut être connu, les demandes des industriels étant examinées au cas par cas, selon le ministère.
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« Par ailleurs, en ce qui concerne les dépenses de communication concernant la relance de la consommation, la filière avicole va examiner, dans les plus brefs délais la participation financière qu’elle peut apporter à la demande des pouvoirs publics de contribuer à cette communication », indique Alain Melot, président de la FIA.
Pas d’aides européennes
Mais la filière ne devra pas compter, comme certains professionnels l’espéraient, sur un soutien financier de Bruxelles pour soutenir par la communication, la consommation, à l’approche des fêtes de fin d’année. Les produits de volaille sont exclus du champ du règlement sur la promotion des produits agricoles. Il faudrait deux ans pour modifier le règlement et monter les premiers dossiers de subventions, ironise un fonctionnaire bruxellois. D’autre par, la Commission ne prévoit pas de dédommagement des pertes dues à une maladie animale uniquement en cas de maladie déclarée sur le territoire d’un Etat membre. Ce qui n’est pas le cas pour l’Hexagone.