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Commerce extérieur/Statistiques Les industries alimentaires confortent l’excédent commercial agroalimentaire pour 2012

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En 2012, le déficit commercial français se réduit de 6,9 milliards d’euros, pour atteindre 67,2 milliards. Cette amélioration tient à l’allégement du déficit hors énergie, plus particulièrement du déficit manufacturier, alors que l’excédent agricole se tasse, selon les derniers chiffres fournis par le ministère du Commerce extérieur. Les industries alimentaires tirent mieux leur épingle du jeu et voient le solde de leurs échanges progresser de 996 millions.

En 2012, l’excédent des échanges agroalimentaires se stabilise à haut niveau et atteint 11,6 milliards d’euros, selon la note Agreste Conjoncture du mois de février. Il augmente de 144 millions par rapport à 2011. L’excédent avec les pays tiers en produits transformés progresse vivement, de 1,4 milliard d’euros, grâce notamment aux ventes de vins et alcools. Cette hausse est en partie atténuée par la baisse du solde en produits bruts avec les pays tiers et la baisse de l’excédent avec l’UE en produits bruts et produits transformés. Désormais, les pays tiers expliquent la moitié de l’excédent.
L’excédent en produits bruts diminue de 852 millions d’euros.

Evolution contrastée des exportations de produits transformés

L’excédent des échanges en produits agricoles transformés atteint 7 900 millions d’euros en 2012, en hausse de 996 millions par rapport à 2011. Les exportations s’élèvent à 43 milliards d’euros en 2012 et augmentent de 5 %. Les ventes de vins et champagnes croissent de 635 millions d’euros (+ 9 %), pour atteindre 13,6 millions, volumes et prix étant en hausse. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon sont les principaux contributeurs à cette croissance. Les ventes d’alcools augmentent de 445 millions d’euros à 3,7 millions, tirées par le cognac et les autres eaux de vie de vin : les prix sont en hausse. Les ventes de sucre (1,5 milliard), de produits laitiers (6,36 milliards), d’aliments pour animaux, de plats préparés augmentent. Les exportations d’huiles sont en baisse de 270 millions d’euros à 1,39 milliard du fait de la baisse des quantités vendues, face à des importations en légère hausse à 3,7 milliards, ce qui laisse un solde négatif en hausse à 2 ,3 milliards contre 1,9 milliard en 2011. Les importations totales s’élèvent à 35,1 milliards d’euros et augmentent de 3,1 %. Les achats de viandes et abats croissent de 344 millions d’euros, sous l’effet des prix. Les importations de tourteaux augmentent de 260 millions d’euros : les prix sont en hausse. Les achats de café torréfié augmentent de 194 millions d’euros : les prix augmentent alors que les quantités diminuent.

Tassement des produits bruts

Le bon comportement des IAA permet à l’excédent de progresser en 2012 et de compenser la baisse des excédents dégagés par les produits bruts. L’excédent des échanges en produits agricoles bruts s’élève à 3 728 millions d’euros en 2012, en baisse de 852 millions d’euros par rapport à 2011.
Les exportations s’élèvent à 15,1 milliards d’euros en 2012, en baisse de 869 millions d’euros par rapport à 2011. Les ventes de blé tendre diminuent de 718 millions d’euros (- 17 %), du fait de la baisse des volumes (- 18 %), surtout en début d’année. La hausse des prix en fin d’année permet aux exportations de retrouver les niveaux de fin 2011. La baisse des volumes est particulièrement marquée vers l’Algérie (- 35 %), le Maroc (- 50 %) et la Tunisie (- 74 %), mais aussi vers l’Italie (- 32 %) et l’Allemagne (- 39%). Les importations s’élèvent à 11,4 milliards d’euros en 2012, et restent stables par rapport à 2011. Les importations de fruits et de légumes augmentent de 317 millions d’euros et de 202 millions d’euros, quasiment tous les produits progressent : prix et volumes augmentent.
Les achats de céréales et d’oléoprotéagineux baissent (- 178 millions d’euros).

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