Abonné

Les intempéries pèsent sur les semis de céréales et colza

- - 3 min

Les semis de céréales et colza ressortent en baisse généralisée, dans « un contexte d’intempéries qui rendent incertaines les estimations de surfaces », a indiqué le 10 décembre le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste).

« La sole de céréales d’hiver en 2020 atteindrait 6,55 millions d’hectares, en baisse de 5 % par rapport à 2019 et de 7,8 % par rapport à la moyenne 2015-19, d’après une note. Le colza d'hiver verrait ses surfaces reculer à 1,049 million d’hectares (-4,9 % par rapport à 2019). » Ces estimations sont à prendre avec précaution, souligne Agreste, les conditions des semis étant « particulièrement difficiles dans plusieurs régions en raison des intempéries qui pourraient conduire à de nouveaux semis au printemps ».

La sole de blé tendre d’hiver atteindrait 4,729 millions d’hectares, en diminution de 4,8 % sur un an et de 5,6 % par rapport à la moyenne 2015-19. Celle de blé dur marquerait un nouveau recul, à 225 000 ha (-7,5 % sur un an, -31,7 % comparé à 2015-19), niveau le plus bas depuis 1995. La sole d’orges d’hiver, à 1,248 Mha, reculerait de 4,3 % d’une campagne à l’autre et de 9,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. En comparaison de 2019, les surfaces d'avoine, de seigle et de triticale baisseraient respectivement de 7,5 %, 5,6 % et 8,4 %. La sole de colza d’hiver baisserait de 4,9 % sur un an et de 26,8 % par rapport à la moyenne 2015-19, pour s'établir à 1,049 million d’hectares, au plus bas depuis 2002.

Des pluies abondantes

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Agreste relève des pluies abondantes en novembre. « Les précipitations ont été en moyenne largement excédentaires (+94 %) » sur la période, informe le service statistique du ministère de l’Agriculture dans une autre note publiée le 9 décembre. Toutes les régions ont été très arrosées, à l’exception du Bas-Rhin et d’une zone située entre les Pyrénées-Orientales et l’Hérault. Les régions du Sud-Est et de la Corse, touchées par une succession d’épisodes méditerranéens, ont enregistré un excédent de près de 140 %. L’excédent de pluies a atteint 148 % dans le Sud-Ouest.

« Les précipitations cumulées depuis le 1er septembre 2019 sont en moyenne excédentaires (+35 %) », poursuit Agreste. Résultat, l’indice d’humidité des sols au 1er décembre est supérieur à la normale sur la plus grande partie de la France, à l’exception de quelques zones éparses situées entre le Puy-de-Dôme et le Bas-Rhin.

Le colza tombe au plus bas depuis 2002