À l’occasion du Salon de l’agriculture, FranceAgriMer a présenté le 26 février une étude sur les effets des investissements directs étrangers (IDE), entrants comme sortants, sur les exportations de produits agricoles et agroalimentaires. L’objectif étant de mieux appréhender lesdits effets, pour savoir s’il existe un intérêt à favoriser ou non les IDE. Menée par le cabinet Oco global pour le compte de l’établissement public, l’étude souligne « qu’une corrélation semble exister entre les IDE et l’amélioration de la performance à l’export », rapporte Vincent Raufast, directeur du bureau parisien d’Oco global.
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Evaluant la période 2003-2022, l’étude révèle que le nombre d’IDE, tous secteurs confondus, a été multiplié par 1,8 dans le monde pour un total de 304 811 projets. Le secteur agroalimentaire n’est pas en reste, puisqu’au cours de la même période, il a été multiplié par 1,5 et a représenté 5 % du flux d’IDE. « En Europe, les investissements étrangers proviennent des marchés les plus proches », précise M. Raufast. Par exemple en France, près de deux tiers des investissements agroalimentaires proviennent de pays européens. À l’échelle mondiale, l’Hexagone se classe par ailleurs à la 6e place des pays les plus attractifs avec près de 700 projets. « Depuis 2003, les pays européens représentent près de deux tiers des investissements agroalimentaires en France », souligne l’étude. Côté IDE sortants, la France se situe à la 7e place des pourvoyeurs, où trois secteurs représentent 52 % des IDE sortant d’entreprises agroalimentaires : produits laitiers (24 %), céréales et oléagineux (15 %) et fruits et légumes (13 %). Depuis 2003, les entreprises investissent principalement en Europe, (45 %) et notamment en Espagne (9 %) et au Royaume-Uni (8 %).