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Les Jardins de l’Orbrie investissent 5 M€

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La PME des Deux-Sèvres spécialisée dans les boissons, les Jardins de l’Orbrie, a augmenté ses capacités de production pour faire face à des commandes en forte hausse. Elle bénéficie d’un contexte favorable aux produits sans alcool, clean label et issus des circuits courts.

La PME des Deux-Sèvres spécialisée dans les boissons, les Jardins de l’Orbrie, a augmenté ses capacités de production pour faire face à des commandes en forte hausse. Elle bénéficie d’un contexte favorable aux produits sans alcool, clean label et issus des circuits courts.

En l’espace de quelques jours, les Jardins de l’Orbrie, une PME des Deux-Sèvres qui a réalisé 9,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019 (+30% par rapport à 2018), viennent d’obtenir deux marques de reconnaissance importantes : le label PME+ qui couronne ses efforts en termes de RSE, et le Prix Sial 2020 catégorie boissons pour son « hard cider à la française » à sa marque Ségora, qui met en valeur sa créativité et sa réponse aux dernières tendances alimentaires.

La société a su profiter d’un contexte favorable à son activité qui consiste pour l’essentiel à presser des fruits pour confectionner des jus, plats ou gazeux, ou mettre en bouteille des boissons sans alcool, les gazéifier et les pasteuriser pour ses propres marques ou pour des industriels. « La tendance pour les boissons sans alcool, les produits issus des circuits courts et la demande des clients pour la pasteurisation, en remplacement des conservateurs, constituent un contexte porteur pour nos activités », explique Alain Péridy, p.-d.g. des Jardins de l’Orbrie. La société bénéficie aussi de ses équipements de pasteurisation dont les industriels des boissons ne sont pas équipés. « Pour les industriels, s’équiper d’une ligne de pasteurisation est trop coûteux et ils préfèrent venir chez nous », poursuit-il. Surtout que la pasteurisation ne concerne pas tous les produits mais seulement de petites séries, souvent destinées à l’export. Au cours de ces derniers mois, la société a achevé un important programme d’investissement concernant les bâtiments, l’extraction, le stockage et l’embouteillage pour un montant total de 5 millions d’euros. La capacité du seul site industriel de l’entreprise, à Bressuire, est désormais de vingt millions de bouteilles en verre par an.

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Victime indirecte du la crise

A côté de ce rôle de prestataire, les Jardins de l’Orbrie produisent leurs propres marques : Ségora, Cœur de Pom’, Duhomard et Jardins de l’Orbrie. « Nos marques représentent environ 25% du chiffre d’affaires, et elles sont plutôt en croissance ces dernières années, de l’ordre de 15 à 20% par an », détaille Alain Péridy, lui-même producteur de pommes transformées dans son usine. Ces marques sont diffusées en grande distribution à l’échelle nationale ou régionale, et bénéficient d’une force de vente se déplaçant sur le terrain, régulièrement renforcée. Ce canal de diffusion a été plutôt un avantage cette année marquée par le recul de la consommation hors domicile. Toutefois, à l’échelle de la société, Alain Péridy n’est pas sûr de retrouver en 2020 un chiffre d’affaires du même niveau qu’en 2019. « Si nos marques n’ont pas trop souffert, nos clients qui ont recours à nos équipements travaillent pour la restauration ou pour l’export, deux débouchés qui ont été touchés cette année par la crise de la Covid-19 », explique-t-il.

Avec des capacités installées conséquentes, Alain Péridy n’envisage pas de nouveaux investissements importants à brève échéance, et se montre réservé pour des projections, compte tenu du contexte actuel. Pour financer les 5 millions d’euros de nouveaux équipements, l’entrepreneur a ouvert le capital au fonds Océan Participations (Crédit Mutuel) à hauteur de 13%. En 2017, il avait permis à trois managers d'entrer au capital de l’entreprise. Les Jardins de l'Orbrie restent donc indépendants d’un point de vue capitalistique, avec Alain Péridy comme actionnaire majoritaire.