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Installation Les Jeunes agriculteurs comptent sur l’engagement de l’Etat

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« Nous n’accepterons pas une substitution par les régions d’un désengagement financier de l’Etat », a prévenu le président des JA avant la 3e édition du Comité national de l’installation (CNI), qui se tiendra le 16 février à Poilly-lez-Gien (Loiret) en présence du ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau et d’Alain Rousset, président de l’association des régions de France.

Les Jeunes agriculteurs souhaitent « l’équité et la cohérence sur le territoire de la politique d’installation qui a 40 ans », a rappelé Bernard Layre, président des JA le 2 février. Rappelons que la 3e édition du Comité national de l’installation (CNI) se tiendra le 16 février à Poilly-lez-Gien (Loiret) en présence du ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau et d’Alain Rousset, président de l’association des régions de France. « Nous n’accepterons pas une substitution par les régions d’un désengagement financier de l’Etat», a-t-il encore prévenu. Alors que « le Premier ministre Dominique de Villepin parle des jeunes nous ne pouvons pas accepter les discours de façade » pour les jeunes agriculteurs, martelle le leader syndical qui attend des annonces concrètes le 16 février. Les quelque 60 millions d’euros que représentent les DJA (dotations jeunes agriculteurs) sont en jeu. Au total le budget de l’installation aidée représente 120 millions d’euros en prenant en compte la bonification des prêts spécifiques pour les jeunes agriculteurs (Cf encadré).

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«On limite les dégâts»

Chaque année, pour environ 30 000 départs d’agriculteurs, quelque 16 000 installations se réalisent. Moins de 10 000 concernent des agriculteurs de moins de 40 ans. Parmi celles-ci, moins de 6000 sont aidées financièrement. « On limite les dégats en terme de renouvellement des générations », avance le président des JA. Ce taux est en augmentation : il est passé d’une installation pour quatre départs à deux installations pour 4 départs. Au menu de la réflexion des JA : l’adaption du « parcours à l’intallation » pour permettre à plus de candidats à l’installation de bénéficier des aides financières. Les installations non aidées sont donc à prendre en considération, expliquent les JA qui veulent créer un observatoire. La règle est d’éviter « l’installation sociale », conclut Bernard Layre.