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Rentrée syndicale Les Jeunes Agriculteurs en appellent à la « responsabilisation » des filières agricoles

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« Il faut jouer tous ensemble pour dynamiser notre agriculture ! Etre tous acteurs… et donc responsables ! » : tel est le message porté par les Jeunes agricultures (JA), le 8 septembre, à l’occasion de la présentation de la 57e finale de labour qui se déroulera du 10 au 12 septembre à Hautvilliers-Ouville dans la Somme. Entre 50 000 et 80 000 personnes sont attendues sur un site qui regroupe sur 80 ha un pôle végétal de 4 hectares et plus de 500 animaux.

«Les acteurs du monde agricole ne peuvent plus évoluer dans des mondes cloisonnés, mais au contraire ils doivent s’engager dans un cercle vertueux qui donnera un nouveau souffle au secteur tout entier ainsi qu’aux jeunes dont l’agriculture a besoin », a expliqué le nouveau président Jean-Michel Schaeffer lors de sa conférence de presse de rentrée.
Pour les JA, « l’agriculture est à un tournant » face à « un double enjeux ». L’agriculture « subit » l’ouverture de l’Europe sur le monde et la dérégulation des marchés. C’est dans ce contexte difficile que les JA défendent le concept « d’agri’acteurs ». Tous acteurs, à commencer par les agriculteurs eux-mêmes en valorisant mieux leurs missions et leurs produits tout en en sécurisant leurs débouchés. L’interprofession doit avoir un rôle « stratégique pour construire des partenariats dans les filières », a expliqué le président. A ce titre, le contrat éleveur-céréalier que défendait déjà la précédente équipe JA « prend du sens », souligne-t-il.

Produire pour un marché
« Pour moi, il n’est pas tenable, en tant qu’agriculteur de me demander tous les jours ce que je vends de ma production et à qui », confiait Mickaël Poillion, membre du bureau. Il faut donc « responsabiliser » les agriculteurs sur cette idée de produire un volume pour un marché dans un climat où les industriels ne font pas toujours preuve « d’une vertu extraordinaire », estiment les JA. Alors que le cours du blé est en forte hausse depuis cet été, « beaucoup de céréaliers ont vendu leur production en janvier-février à 120 euros/tonnes, et les industriels fabricants d’aliments achètent les céréales à 200 euros/tonnes actuellement ». D’où, on l’aura compris, l’intérêt d’un contrat de contractualisation entre éleveur et céréalier. L’idée est de « stabiliser une partie du revenu des agriculteurs et aussi de leur donner de la souplesse au niveau de leur rotations ». Il est clair « que la question du prix (dans ce type de contrat : ndlr) va diviser », admet Jean-Michel Schaeffer. Quant au rôle de l’Etat, « dont nous attendons plus que des aides ponctuelles, il doit avoir un rôle de facilitateur », a souligné Mickael Poillion. Les Jeunes Agriculteurs dévoileront leurs propositions à la fin du mois, a annoncé Jean-Michel Schaeffer.

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