« Le modèle d’agriculture durable s’installe progressivement, tiré notamment par la jeune génération d’agriculteurs ». C’est ce que révèle le baromètre de l’agriculture initié par le groupe France agricole et son partenaire BVA pour la vague de septembre 2008. Ainsi 49 % des moins de 35 ans sont prêts à entreprendre un bilan énergétique de leur exploitation contre 19 % des 55 ans et plus.
Les jeunes agriculteurs se démarquent de leurs aînés sur la question des enjeux environnementaux. Pérenniser les exploitations tout en préservant l’environnement : « La jeune génération est prête à s’investir dans ce défi », révèle le baromètre de l’agriculture dont la France agricole est à l’initiative avec son partenaire BVA. Ainsi 49 % des moins de 35 ans sont prêts à entreprendre un bilan énergétique de leur exploitation contre 19 % des 55 ans et plus. Des jeunes qui sont déjà 12 % à avoir réalisé ce bilan énergétique contre 4,5 % en moyenne pour l’échantillon du sondage. Par contre, seuls 31 % des agriculteurs sondés sont prêts à s’engager dans une démarche « haute valeur environnementale » car ils la perçoivent comme « une contrainte bureaucratique de plus ».
Notons que les céréaliers interrogés sur les moyens qu’ils comptent mettre en œuvre pour augmenter leur production de céréales se placent « dans une perspective durable ». Pour augmenter leur productivité, c’est davantage par les techniques culturales que par les engrais ou les phytosanitaires qu’ils pensent pouvoir produire davantage sur leurs surfaces actuelles. Ils sont 62 % à vouloir utiliser des variétés plus performantes, 29 % à souhaiter utiliser des produits phytosanitaires plus efficaces, 20 % à avoir recours à l’agriculture de précision et 12 % à utiliser plus d’engrais. Augmenter les surfaces, donc acheter des terres est leur premier recours pour augmenter leur production.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Décalage avec le grand public
Un décalage entre le grand public et les agriculteurs transparaît dans ce baromètre. « Les visions sont différentes sur les efforts entrepris » sur les bonnes pratiques. Seuls 48 % des Français estiment que les agriculteurs les appliquent. Les agriculteurs sont 84 % à penser qu’ils le font. Par contre, les agriculteurs revendiquent très clairement la confiance des Français sur ces sujets. 97 % d’entre eux estiment qu’il faut leur faire confiance dans la poursuite de leurs efforts en matière d’environnement. Les Français leur font confiance à 80 %.
Au sujet des biocarburants, l’opinion des agriculteurs est segmentée. Près de 50 % d’entre eux pensent que la production de biocarburant limite la production alimentaire. Cette opinion est plus forte en atteignant 65 % chez les exploitants qui ne font pas de céréales. Les éleveurs redoutent que les biocarburants, en limitant les surfaces produites pour l’alimentation animale ne viennent augmenter le prix des aliments pour animaux.