Abonné

Les Landes apportent son premier label rouge à l’asperge

- - 2 min

C’est une première pour l’asperge. Dans les Landes, le légume a décroché le Label Rouge, selon un arrêté paru le 1er mars. « Avec un délai maximum de quatre heures entre la récolte et la mise au froid, le mode de production de ces asperges de qualité supérieure parvient à préserver la fraîcheur et les qualités du produit », souligne-t-on à l’Inao. Le cahier des charges intègre plusieurs dispositions agroenvironnementales : peu de travail du sol, huit ans maximum de production sur la parcelle, recours au biocontrôle, inter-rangs travaillés mécaniquement, irrigation maîtrisée, récolte manuelle et quotidienne. Ce projet est porté par l’Association Asperges des Landes, déjà reconnue ODG pour une IGP. La production Label rouge est envisagée d’abord à 600 t (20 % des volumes IGP), puis 2 000 t (65 %), d’après le communiqué de l’Inao. Deux stations de conditionnement sont concernées, ainsi que vingt producteurs d’asperges IGP qui produiront du Label rouge.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Alors que la récolte démarre, Maïsadour lance une campagne pour recruter de nouveaux producteurs. « L’asperge, ça vous botte ? », propose une grande banderole déployée sur son site. « Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de développer la filière, mais bien de maintenir cette production de qualité dans la région », explique la responsable culture Lucie Gemain, dans un communiqué. « Quelques a priori » la pénalise : « Charge de travail, technique et rigueur, difficultés de recrutement et gestion de la main-d’œuvre… Mais la culture est bien installée dans la région et l’accompagnement des conseillers Maïsadour permet de lever ces freins. » Le groupe, qui se présente comme le deuxième producteur (1 500 t) d’asperge de la région, développe cette filière depuis plus de quinze ans. Associé à la marque Priméale (Agrial), il promet « des débouchés stables » et « l’une des cultures les plus rémunératrices du département ».

En manque de producteurs, Maïsadour recrute