Selon une étude de la Commission européenne qui s’inscrit dans le cadre de la surveillance des résidus de pesticides dans les aliments, les dépassements des limites maximales se réduisent. Mais les échantillons révélant la présence de pesticides sont, eux, plus fréquents.
Les Européens consommeraient de plus en plus de pesticides, mais les produits dépasseraient de moins en moins les normes autorisées. C’est ce qui ressort d’une étude de la Commission européenne à paraître cette semaine. Résultat de l’analyse de plus de 65 000 échantillons de fruits, légumes et céréales prélevés en 2006, cette étude s’inscrit dans le dispositif de surveillance des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale mis en place par Bruxelles. D’après ces données, seuls 4,7 % des échantillons de produits frais analysés (92 % de l’ensemble) dépassent les limites maximales de résidus (LMR) contre 5,5 % en 2003.
Des contaminations plus importantes dans les produits importés
Ce sont les fruits et légumes qui sont les plus concernés, puisque les normes sont franchies dans 4,7 % des cas contre 0,7 % seulement pour les céréales. Les dépassements des LMR ne concernent que 0,9 % des échantillons de produits transformés. Parmi les fruits et légumes, les aubergines font partie des produits les plus sensibles, puisque les LMR sont outrepassées dans 4,3 % des échantillons. Viennent ensuite les poivrons (3,5 %) et le raisin (3,2 %). Le blé n’est concerné que pour 0,1 %. Toutes catégories confondues, la palme revient aux aliments importés : les produits en provenance des pays tiers dépassent les seuils dans 6,4 % des cas, ce chiffre montant à 14,5 % pour les produits d’origine inconnue. Les fruits, légumes et céréales européens ne passent les limites que dans 2,2 % des cas.
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Des phytos détectés dans 43,8 % des échantillons
Si les excès ont tendance à se réduire, le nombre d’échantillons contenant des pesticides dans la limite des LMR affiche pour sa part une progression. Selon les chiffres de Bruxelles, 32 % des échantillons présentaient une teneur en pesticides inférieure ou égale aux LMR en 1999 contre 43,8 % en 2006. « Les laboratoires d’analyses améliorent constamment les limites de détection, tout en augmentant leur capacité à analyser un nombre de molécules toujours plus grands », justifie le rapport.