La filière alimentaire progresse dans le respect des limites maximales de résidus (LMR) de pesticides dans les denrées alimentaires. Mais la France reste bien au-dessus de la moyenne européenne avec près de deux fois plus de produits illicites.
L’industrie agroalimentaire a bien respecté les LMR (limites maximales de résidus de pesticides) fixées par l’Union européenne pour les denrées alimentaires, en 2003. C’est la conclusion d’un rapport rendu public par la Commission européenne, le 8 novembre. Après l’étude de quelque 47 500 échantillons de produits alimentaires — des fruits et légumes, des céréales et des produits transformés — testés à plus de 500 substances différentes, les scientifiques n’ont mis en évidence que 3,3 % de dépassement des limites autorisées. Près de 60 % des produits analysés ne contenaient aucune trace de ces substances chimiques d’origine agricole et plus de 35 % des échantillons présentaient des traces de pesticides inférieures ou égales aux LMR autorisées par les services sanitaires de l’UE. Les analyses portaient sur quinze pays de l’Union, plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein.
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6,5 % de produits au-delà des LMR
En revanche, la France n’est pas la meilleure de sa classe en la matière. Même si elle affiche une belle progression dans le respect des LMR – ces rapports de la Commission sont annuels –, elle n’en reste pas moins à 6,5 % des échantillons testés déclarés au-delà des normes européenne de sécurité alimentaire. La France était à 8,9 % en 2002, lors de la précédente étude. Quelque 44 % des 2 877 échantillons analysés dans l’Hexagone étaient conformes ou inférieurs aux LMR en 2003. Les produits les plus épinglés par les services européens sont les poivrons, les raisins et les concombres. Mais globalement, c’est un message positif et rassurant que Bruxelles adresse aux consommateurs européens.