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Jeunes ruraux Les Maisons familiales et rurales organisent leur rencontre internationale

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Les Maisons familiales et rurales ont organisé, le 9 mars, une rencontre internationale des MFR. Elles rappelaient à cette occasion que leurs structures ont la particularité de former des jeunes au sein des territoires, avec le soutien des familles, deux facteurs importants d’insertion et de développement.

Travailler à l’insertion des jeunes ruraux et non plus seulement à leur formation et leur installation. Tel est l’un des enjeux importants identifiés par les Maisons familiales et rurales de France et du monde, et l’une des évolutions en cours dans leurs formations. Réunies en colloque international, le 9 mars à Paris, les Maisons familiales et rurales ont souhaité faire le point sur les blocages à lever et les initiatives à encourager pour aller dans ce sens. Cette rencontre internationale avait aussi pour toile de fond la convention programme signée entre l’Agence française de développement (AFD) et les MFR pour la période 2010-2013.

Insertion, familles et territoires

« Il y a des préalables à l’insertion », estime Christian Fusiller, de l’Agence française de développement. Ce sont par exemple l’image et la valorisation du milieu rural et du métier de paysan, le statut d’exploitant agricole, qui fait défaut dans de nombreux pays, ainsi que l’environnement culturel en milieu rural, qui participe de l’attractivité des métiers et de la vie en milieu rural. Un constat plutôt partagé parmi les participants, venus de plus de quinze pays à travers le monde, en Afrique, Asie, Amérique du Sud ou Europe. Il identifiait aussi un manque d’investissement dans le réseau des villes secondaires, en infrastructures, services, équipements. « Ce sont des investissements de long terme, mais qui sont en lien direct avec l’insertion », soulignait Marc Aboucal. Les Maisons familiales et rurales, traits d’union entre les territoires, les jeunes et l’emploi, peuvent aplanir ces difficultés. Pour favoriser l’insertion en milieu rural, Pierre Blaise Ango, du programme camerounais d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle, insiste sur l’importance de l’implication de tous les acteurs du territoires dans la formation, familles et collectivités locales comprises, et sur le fait que les centres doivent répondre aux demandes locales en formation, y compris continue. L’investissement des familles dans le fonctionnement des MFR était identifié par Maria da Apparecida Geffer, des MFR du Brésil comme l’une des clés de succès, aux côtés de la pédagogie d’alternance.
Pour lier l’emploi rural aux besoins des entreprises et du territoire, « il y a besoin de renforcer les liens entre les organismes de formation et les professionnels », estime Marc Aboucal. Attention cependant à rester ouvert, tempère Jérémie Godet, du Mouvement rural de jeunesse chrétienne : « Il faut former les jeunes à autre chose qu’un métier, viser une éducation globale, former des jeunes réactifs, créatifs, citoyens et capables d’accepter changement. »

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