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Les Maîtres laitiers veulent rebondir

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La coopérative normande des Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) a tenu son assemblée générale le 19 septembre dans une ambiance inquiète suite à la rupture par Synutra de son contrat qui concernait l’expédition vers la Chine de 690 millions de briquettes de lait par an. Néanmoins, « les producteurs nous ont renouvelé leur confiance, en réélisant à l’unanimité les administrateurs », a précisé Christophe Levavasseur, président de la coopérative.

Depuis le mois d’avril, MLC fait face à des impayés de la part de Synutra. La chaîne de fabrication des briquettes de l’usine de Méautis a été arrêtée en juillet. Les employés ont été réorientés vers d’autres sites du groupe. Le directeur général, Guillaume Fortin, a présenté les comptes du groupe qui affiche un chiffre d’affaires de 1,98 milliard d’euros sur l’exercice se clôturant au 31 mars 2018, en progression annuelle de 91,6 millions d’euros. Néanmoins, le résultat net recule, à 1,3 million d’euros (contre 2,73 millions). En cause, une provision de 9,59 millions d’euros « par mesure de prudence », précise Guillaume Fortin. Ce qui correspond au montant de la facture envoyée à Synutra pour « non atteinte des objectifs de vente fixés par le contrat sur la première année d’activité ».

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Sur la campagne laitière 2017/2018, MLC a collecté 431,4 millions de litres de lait (+5,68 %). Les volumes supplémentaires étaient destinés à la fabrication de ces briquettes pour le marché chinois, et seront réorientés dans un premier temps vers les autres sites de MLC pour la fabrication de lait UHT et de fromages, qui seront écoulés notamment par France Frais, holding de distribution du groupe. Quant à la chaîne de fabrication de briquettes, les dirigeants confient avoir des contacts avec d’autres distributeurs chinois et des clients dans les pays émergents (Moyen-Orient, Afrique) qui visiteront l’installation lors du Sial. Des industriels laitiers, notamment français, seraient en cours de réflexion pour la fabrication de briquette de lait ou de lait infantile en sous-traitance.