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Les malteries aussi attendent du soutien public face au coût de l’énergie

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Fragilisées par la hausse des coûts de l’énergie, en particulier du gaz, les malteries françaises espèrent l’aide des pouvoirs publics.

Dans un communiqué de presse paru le 8 novembre, le syndicat des Malteurs de France a alerté les pouvoirs publics sur « l’explosion des coûts de l’énergie, [qui] met en très grandes difficultés les malteries françaises », et a demandé que des solutions « soient rapidement identifiées » pour passer « ce cap douloureux ». Selon la filière, « la part de l’énergie dans les coûts de production a plus que doublé en un an ». « En 2022, les prix du gaz ont doublé en Europe. Dans le même temps, ils n’ont augmenté que de 30 % en Amérique du Nord », a indiqué Jean-Philippe Jélu, président de Malteurs de France, dans le communiqué. Et d’ajouter que la tendance va se poursuivre en avec « un nouveau doublement en zone euro à prévoir l’an prochain ». Malgré d’importants efforts réalisés ces dernières années pour réduire ses consommations, la malterie reste « très dépendante » de l’énergie. Son procédé de fabrication suppose d’en disposer de quantités importantes afin de sécher les 1,5 Mt de malt produits chaque année en France. Aussi, la filière craint « des pertes de marché massives liées à une baisse de sa compétitivité sur les marchés internationaux », alors qu’elle exporte 85 % de sa production.

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Des critères d’éligibilité contraignants

« Malgré un discours public déterminé » et des pistes évoquées par les pouvoirs publics comme le plafonnement des prix du gaz ou encore la révision des critères d’aides aux entreprises énergo-intensives, « les solutions peinent à se faire jour », affirme le secteur. Il soutient qu’en raison « de critères d’éligibilité extrêmement contraignants », les aides dédiées n’ont pas permis de l’aider. Et d’ajouter que les récentes annonces sur l’électricité « ne concernent que les PME alors que la malterie est une industrie de volumes ». « Nos concurrents américains ou asiatiques ne supportent pas la même flambée des coûts énergétiques que les Européens, précise Jean-Philippe Jélu. Les conséquences économiques et sociales [d’une perte de la compétitivité NDLR] seraient dramatiques pour nos entreprises et notre agriculture qui perdrait un débouché important ». Pour l’activité, l’enjeu est donc de lui permettre de « survivre » mais aussi « de poursuivre les investissements massifs que suppose la réalisation de sa transition écologique, notamment dans des solutions de remplacement de séchage permettant de réduire sa dépendance aux énergies fossiles ».

En 2022, les prix du gaz ont doublé en Europe