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Les métiers de la restauration demandent des mesures d’urgence à l’État

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Dans un courrier commun à Emmanuel Macron et aux membres du gouvernement, des professionnels des métiers de la restauration demandent trois mesures d’urgence pour permettre au plus grand nombre d’entre eux de traverser cette crise sans précédent. Aucune date précise n’est avancée pour l'instant sur la réouverture des cafés et restaurants en France.

À l’arrêt depuis le 14 mars dernier, les métiers de la restauration s’inquiètent non pas tant de savoir quand ils vont pouvoir rouvrir leurs établissements, mais plutôt dans quel état après deux mois d’inactivité forcée, et surtout comment ils vont pouvoir survivre à cette crise sans précédent. Dans une lettre ouverte adressée au président Emmanuel Macron, au Premier ministre, Edouard Philippe et à plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, un collectif composé de plus de 80 personnalités des métiers de la restauration emmené par Olivier Bertrand, le fondateur du Groupe Bertrand, demande des mesures d’urgence temporaires fortes. Selon leurs estimations pendant ces deux mois d’interruption, c’est plus d’un million de collaborateurs du secteur qui sont au chômage, un milliard de repas qui n’ont pas été servis, 4,5 milliards d’euros de matières premières qui n’ont pas été vendues et 13 milliards d'euros de chiffre d’affaires qui se sont envolés.

Remerciant pour les « mesures rapides et efficaces » prises dès le début du confinement par le gouvernement et qui leur ont permis de survivre, ces professionnels tirent la sonnette d’alarme « sur les risques nombreux et importants que notre métier va devoir affronter dans les prochains mois », estimant que « le plus difficile est à venir ». Craignant que plus de 25 % d’entre eux ne survivent pas à cette crise », leurs demandes visent à « préserver l’emploi, mais aussi à assurer la survie de tous nos fournisseurs, producteurs, agriculteurs, pécheurs, etc. », énumèrent-ils.

Les trois mesures d’urgence demandées par le collectif, portent sur "une réduction de la TVA de 10 % à 5,5 % pour une période temporaire, le maintien du chômage partiel jusqu’à la fin de l’année 2020 et l’exonération totale des charges patronales jusqu’à la fin de l’année, quels que soient le chiffre d’affaires et le nombre de salariés".

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Par ailleurs, conscient « qu’on ne peut pas tout attendre de l’État », souligne-t-il dans le courrier du 12 mai, le collectif des métiers de la restauration espère néanmoins son soutien, pour appuyer ses demandes auprès des bailleurs, notamment pour « des annulations de loyers pendant la période de fermeture », mais aussi auprès des assureurs « pour négocier une indemnisation décente ».

 Le gouvernement doit annoncer jeudi, à l'issue d'un comité interministériel, un plan d'aide spécifique au tourisme, avec des mesures d'investissement et un protocole pour accompagner la réouverture des cafés, bars, restaurants qui pourraient reprendre leur activité début juin, en fonction de la situation sanitaire.