Pénalisés par les mauvaises récoltes de blé, les professionnels de la meunerie française ont à nouveau réclamé aux pouvoirs publics une suppression de la "taxe farine". Les intempéries qui ont frappé des récoltes parfois inondées, tout comme le manque de lumière, ont fortement dégradé la quantité et la qualité du blé français, donnant lieu à une "conjoncture très, très préoccupante", a indiqué Bernard Valluis, président délégué de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) lors d’une conférence de presse le 13 septembre. Même la récolte mondiale record, qui a fait chuter les cours, ne semble pas de nature à rassurer les producteurs de farine : "Les prix du blé sont globalement déprimés du fait d’une récolte mondiale surabondante, mais sur le marché physique français il faut payer aux organismes collecteurs des primes relativement importantes pour pouvoir se procurer une marchandise qui corresponde au cahier des charges meunier", explique encore Bernard Valluis.
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Dans ce contexte, les meuniers français souhaitent plus que jamais la suppression de la "taxe farine", qu’ils réclament depuis plusieurs années, mettant en avant une "distorsion de concurrence" avec les meuniers étrangers. "Toute notre action aujourd’hui vise à ce que le projet de loi de finances comporte une disposition gouvernementale de suppression de cette taxe", a déclaré Bernard Valluis à l’AFP. Cette taxe payée par les meuniers représente selon l’ANMF 64 M€ par an, un montant "supérieur à l’excédent brut d’exploitation de l’ensemble de la meunerie, qui est de l’ordre de 58 M€".