Branle-bas de combat dans un grand nombre d’entreprises alimentaires. Jusqu’ici certaines se démarquaient en tentant de positionner leurs innovations sur le segment, somme toute, limité, des alicaments. D’autres, plus nombreuses sans doute, ajoutaient à leurs arguments de vente quelques allégations nutritionnelles sur une partie de leurs gammes. Mais demain il faudra peut-être que l’ensemble des fabricants songe à reformuler la plupart des produits pour tenir compte des nouvelles contraintes qu’imposeront les politiques de santé publique. La partie va se jouer au sein de l’Autorité européenne de sécurité des aliments qui, on le sait, a reçu mission de dire le bien et le mal à travers les « profils nutritionnels » prévus par le règlement allégations. Ce chantier, qui doit être conduit dare-dare pour 2008, est certes conçu pour enca-drer les seules assertions des fabricants désireux de vanter des mérites nutritionnels de leurs produits, mais il risque d’aller bien au-delà : dès lors qu’il aboutira à une réduction très marquée des taux de sucre, de gras ou de sel, cela va entraîner, par effet de mimétisme, la modification de nombre de recettes de produits standards. Or, pour la bonne information du consommateur comme pour la loyauté des transactions, ceux-ci relèvent d’une réglementation qui crée un lien étroit entre dénomination et composition. Ou bien les mots (fromage, mayonnaise, sirop,…) n’auront plus de sens ou ils disparaîtront du paysage !
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