Comment mieux cohabiter sur le territoire rural avec des filières qui n’ont pas les mêmes intérêts mais sont complémentaires ? C’est le pari que tentent de relever les agriculteurs multiplicateurs de semences, adhérents de la Fnams, en partant de l’exemple du Lot et Garonnne. C’est à Nérac, dans ce département, que ce sujet sera débattu lors de l’assemblée générale des 6 et 7 juin.
Les agriculteurs multiplicateurs de semences ont, plus qu’aucune autre catégorie d’agriculteurs, besoin des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Mais ils ont aussi besoin de pouvoir utiliser certains produits phytosanitaires, pas toujours très sains pour les abeilles. De leur côté, les producteurs de bio veulent pouvoir produire leur propre semence. Une production qui peut interférer avec la multiplication de semences pures dans le voisinage. Pour ces deux raisons au moins, ces différentes filières doivent le plus possible organiser leur cohabitation sur un même territoire. C’est ce qui s’est passé en Lot et Garonne, zone intense de production bio, de production de semences mais aussi de production de miel. Sans oublier aussi l’agriculture conventionnelle, principalement en fruits et légumes.
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