Abonné

Les NBT, sujet de la future présidence française de l’UE, souhaite le député Moreau

- - 2 min

La présidence française de l’UE au premier semestre 2022 doit « se saisir » du dossier des nouvelles techniques de sélection génomique (NBT), a estimé le 6 mai le député LREM Jean-Baptiste Moreau. « Il va falloir absolument, à la fois que le ministre de l’Agriculture et le président de la République – on a commencé à travailler sur ces sujets-là avec eux – se saisissent de ces dossiers parce que c’est essentiel qu’on avance très vite », a-t-il déclaré lors des Rencontres de l’UFS (semenciers). Et de souligner l’importance d’« en même temps, qu’on soit totalement transparent pour que le grand public comprenne bien » les NBT, que « ce n’est pas dangereux pour la santé mais qu’au contraire c’est une voie incontournable » pour l’agriculture demain.

Lors d’une intervention vidéo, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a jugé que l’étude de la Commission européenne sur les NBT, présentée le 29 avril, « conforte » sa position : « Je suis favorable à une évolution de la réglementation » dans l’UE, a-t-il répété. « Car ces nouvelles techniques, et notamment les NBT, apportent des solutions notamment face au défi de stress hydrique ou face à des maladies sanitaires auxquels sont confrontées aujourd’hui nos cultures. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Bruxelles doit à ce propos organiser une consultation publique, selon les souhaits de la Commission. Le député LREM François de Rugy, déplorant un « tabou autour des OGM », a dit vouloir « ouvrir ce débat avec le Cercle Orion », think tank dont il est le fondateur. Une note sur la génétique des plantes va en « poser les termes », a-t-il précisé, annonçant sa sortie « imminente ». Au sommaire : l’adaptation au réchauffement climatique, la baisse de l’utilisation des produits chimiques, des pesticides, l’amélioration des rendements. Il propose aussi qu’ait lieu au Parlement un débat sur la génétique du végétal, de l’animal, à l’instar de celui en bioéthique.

« C’est essentiel qu’on avance très vite »