Les 147 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) poursuivent leurs travaux pour parvenir à un accord sur la libéralisation des échanges de produits agricoles. Le problème des subventions à l’exportation semble progressivement se résoudre, mais lui succède l’épineuse question de la réduction des droits de douane, notamment par les pays en voie de développement.
Les Américains pensent que l’Europe va céder à l’OMC sur les subventions à l’exportation dont bénéficie son agriculture. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Robert Zoellick, le délégué américain au Commerce extérieur, lors d’un récent passage à Londres. Optimiste sur les subventions, il estime que le « plus difficile » sera de s’entendre sur les ouvertures de marchés, concessions que les pays développés attendent des pays en développement, du Brésil et de l’Inde notamment.
Cela dit, lors la réunion des membres de l’OMC organisée à Genève à la fin du mois d’avril, l’Union européenne l’a rappelé : elle souhaite qu’un « parallélisme » soit établi entre ses soutiens à l’exportation et les autres formes de subventions comme les crédits à l’exportation ou l’aide alimentaire, utilisées par les Etats-Unis et les membres du groupe de Cairns. Si c’est le cas, l’Europe se dit effectivement prête à fixer une « date butoir » pour l’élimination totale des subventions. Il semble que les Américains soient à présent prêts à discuter d’un tel parallélisme.
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« Pas encore convergence »
Le problème le plus sensible est donc maintenant celui de l’accès au marché, sur lequel, « il n’y a pas encore convergence », déplore le président du groupe de négociations et ambassadeur de Nouvelle-Zélande, Tim Groser. Les Etats-Unis et l’Union européenne défendent le principe d’une réduction moyenne des droits de douanes avec une baisse plus forte pour les produits les plus taxés, formule à laquelle s’opposent les importateurs nets de produits agricoles. Ces derniers souhaitent continuer de protéger leurs productions locales.
Malgré ces divergences, l’objectif des négociateurs, qui poursuivront leurs travaux début juin, reste de parvenir à un accord de principe fin juillet. Mais « on ne peut à ce stade prédire si les négociations arriveront à un résultat », prévient Tim Groser.