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Libre-échange Les négociations entre l’UE et le Mercosur pourraient s’accélérer en juillet

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Les négociations pour la conclusion d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur ne sont pas bloquées, a assuré le 16 mars le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, à l’issue d’une réunion ministérielle des Vingt-sept. Paris étant très réservé sur le volet agricole d’un tel accord, les deux parties, qui se retrouveront en juillet, attendent, selon une source communautaire, que soit passée l’élection présidentielle française, les 22 avril et 6 mai, pour procéder à l’échange des propositions d’accès au marché.

Karel De Gucht a démenti le 16 mars les rumeurs selon lesquelles les pourparlers commerciaux entre l’UE et le Mercosur ((Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) seraient dans l’impasse (1). Le commissaire européen au commerce a assuré que les négociateurs, qui ont tenu une nouvelle réunion de travail du 12 au 16 mars à Bruxelles, avaient réitéré leur engagement d’aller de l’avant.
Les deux parties se retrouveront en juillet au Brésil, après, donc, l’élection présidentielle française. C’est à cette occasion que devraient être présentées les offres d’accès réciproque au marché, a indiqué M. De Gucht.

Les Vingt-sept approuvent l’accord avec la Colombie et le Pérou
Les ministres du commerce de l’UE ont approuvé le 16 mars la signature et l’application provisoire de l’accord multipartite de libre-échange avec la Colombie et le Pérou qui avait été paraphé le 23 mars 2011. Il revient maintenant au Parlement européen de se prononcer.
Cet accord, qui comporte un volet agricole (2) et demeure ouvert à la signature de l’Équateur et de la Bolivie, les deux autres membres de la Communauté andine, vise notamment à supprimer les droits de douane élevés, à lever les obstacles techniques aux échanges et à protéger des indications géographiques de l’UE. Il prévoit aussi des engagements sur la mise en œuvre de normes en matière de travail et d’environnement.
« C’est un chance pour les pauvres gens dans le secteur agricole », assurait récemment le ministre péruvien du commerce, Jose Luis Silva.
Selon Bruxelles, l’UE devrait alors obtenir des deux pays andins des conditions similaires à celles dont bénéficient les autres concurrents dans la région, notamment les Etats-Unis.

(1) Voir n° 3303 du 30/05/11
(2) Voir n° 3242 du 08/03/10

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