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Etiquetage alimentaire Les négociations européennes sur l’étiquetage des denrées en panne

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La dernière négociation entre les institutions de l’UE sur le projet de règlement concernant l’étiquetage des denrées alimentaires a été peu concluante pour ce qui est des questions les plus délicates, l’indication du lieu de production notamment. Sur ce dernier point, le commerce européen redoute des dispositions trop exigeantes.

Quelques progrès ont été enregistrés sur des points techniques, comme la lisibilité et les produits d’imitation, lors des pourparlers du 24 mai entre le Parlement européen, la présidence hongroise du Conseil de l’UE et la Commission de Bruxelles sur le projet de règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. En revanche, aucune avancée n’a été constatée sur les questions les plus sensibles, en particulier l’indication du lieu d’origine, obligation que la commission parlementaire compétente veut étendre, l’étiquetage en tant que telle de la la viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement ou encore l’ajout des acides gras trans artificiels à la liste des informations nutritionnelles essentielles (1).
La prochaine négociation entre les trois institutions européennes est prévue le 14 juin. Si aucun accord n’est trouvé avant la session plénière du Parlement européen de début juillet, la procédure dite de conciliation sera ouverte.

Indication de l’origine : inquiétude du commerce
Directement concerné par ces discussions sur l’étiquetage des denrées, le Comité européen de liaison du commerce agricole et agroalimentaire (Celcaa) fait valoir que « le lieu géographique de production n’est pas en soi-même une preuve de qualité ». « La valeur ajoutée d’une origine résulte de la combinaison de plusieurs paramètres qui sont déjà inscrits dans les régimes de l’UE pour les les IGP et les AOP », explique-t-il.
Selon le Celcaa, « des exigences supplémentaires en matière d’étiquetage de la provenance n’apporteront pas de réel bénéfice au consommateur, elles constitueront seulement une charge administrative pour les opérateurs de l’agroalimentaire ».

(1) Voir n° 3298-99 du 02/05/11

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