Constatant que le Japon a commencé à lever progressivement certains obstacles non tarifaires, la chaîne alimentaire européenne plaide pour la poursuite des négociations de libre-échange en cours entre l'UE et ce pays.
LA Commission européenne doit présenter d'ici fin juin un rapport sur la poursuite ou non des négociations de libre-échange lancées en avril 2013 avec le Japon, en fonction du respect par ce pays de ses engagements en matière d'élimination des barrières non tarifaires. Se basant sur leur propre analyse, le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l'UE), FoodDrink Europe (industrie agroalimentaire) et le Celcaa (commerce) concluent que Tokyo a pris à ce jour un certain nombre de mesures pour supprimer progressivement ces barrières dans certains secteurs spécifiques. Ils appellent donc, dans une déclaration publiée le 23 mai, à la poursuite des pourparlers bilatéraux.
« Il y a eu des résultats, c'est de bon augure », avait lui-même indiqué le 8 mai le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht (1).
Des « progrès encourageants »
Tout en soulignant que le Japon a progressé encore davantage sur les questions réglementaires afin d'assurer la poursuite des négociations commerciales avec l'UE, le Copa-Cogeca, FoodDrink Europe et le Celcaa demandent que celles-ci visent aussi le niveau le plus élevé possible de libéralisation tarifaire.
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« En 2013, le Japon a levé l'interdiction des importations de viande bovine et de produits bovins en provenance de deux États membres, en tant que première étape », a rappelé, sous l'égide du Celcaa, Jean-Luc Mériaux, secrétaire général de l'Union européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV), voyant là un « signal encourageant ».
« Nous avons constaté des progrès encourageants dans la mise en conformité vis-à-vis des normes internationales », a également relevé le secrétaire général du Copa-Cogeca, Pekka Pesonen. Néanmoins, ajoute-t-il, « étant donné l'interdiction actuelle d'importation de viande porcine et de produits porcins en provenance de la Pologne, nous demandons instamment aux autorités japonaises d'accepter le principe européen de régionalisation. Dans le contexte des négociations commerciales en cours, cela constituerait une avancée prometteuse dans le sens de la levée des obstacles non tarifaires au commerce ». Les pourparlers bilatéraux sur ce point butent pour l'instant sur des difficultés liées au transport.
(1) Voir n° 3448 du 19/05/14