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Libre-échange Les négociations UE/Mercosur « rythmées » par le cycle de Doha

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« Les négociations fondamentales sont celles de l’OMC et ce sont elles qui vont marquer le rythme des autres », à savoir celles entre l’UE et le Mercosur pour un accord de libre-échange et celles sur la création d’une Zone de libre-échange des Amériques, a déclaré le 2 décembre le ministre brésilien des affaires étrangères, Celso Amorim, lors d’une audition devant le Sénat à Brasilia. De leur côté, le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, et son homologue américain, Robert Zoellick, ont estimé, lors de leur première rencontre officielle, le 6 décembre à Paris, que les pourparlers de l’OMC sur la libéralisation des secteurs des biens et services devaient maintenant rattraper ceux, plus avancés, sur l’agriculture.

Le temps nécessaire pour conclure le cycle de Doha sera « d’une année et demie » et « ce sera le même délai pour les autres négociations » entamées au niveau régional, a estimé le chef de la diplomatie brésilienne, affirmant que l’UE et les Etats-Unis privilégiaient également les pourparlers de l’OMC.

« Il y a encore une distance très grande avec l’UE », a ajouté M. Amorim, alors que les coordinateurs des négociations entre Bruxelles et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) se retrouvaient les 2 et 3 décembre à Rio de Janeiro.

Viande bovine : l’Europe doit « pouvoir importer », selon Bruxelles

Selon Lars Christian Hoelgaard, directeur général adjoint des services agricoles de la Commission européenne, il n’est pas dans les objectifs de l’UE d’assurer un auto-approvisionnement à 100 % de son marché agricole, notamment en matière de viande bovine. « Si le choix pour le consommateur se voit élargi avec des produits du Brésil, de l’Argentine ou de l’Australie, je ne vois pas pourquoi ce serait une mauvaise chose» a-t-il estimé le 7 décembre lors d’un colloque organisé à Paris par l’Institut français de l’élevage.

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« En viande ovine, on reçoit de très bons produits de Nouvelle-Zélande ; quel est l’élément négatif à s’approvisionner à l’extérieur ? », a t-il poursuivi.

« Pour pouvoir exporter, il faut pouvoir importer (...) et on ne peut discuter de la politique agricole de manière isolée du reste de la société », a conclu M. Hoelgaard.