« Les pesticides néonicotinoïdes présentent des risques pour les abeilles, entre autres espèces, encore plus importants que ceux déjà identifiés en 2013 », affirme un communiqué de Greenpeace à l’occasion de la publication d’un rapport, le 12 janvier. Cette année-là, l’UE adoptait une interdiction partielle de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame). Greenpeace demande donc une interdiction totale des néonicotinoïdes. L’étude réalisée par des scientifiques de l’université du Sussex en Grande-Bretagne est une « évaluation exhaustive des études scientifiques publiées depuis 2013 sur les impacts des pesticides néonicotinoïdes sur les pollinisateurs et l’environnement dans son ensemble ». Ainsi, de nouvelles études montrent que « les effets néfastes pour les abeilles sont liés non seulement aux cultures traitées, mais aussi aux plantes sauvages contaminées sans avoir été traitées. » Ces conclusions, selon le rapport, confirment les risques précédemment identifiés pour les abeilles.
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En outre, l’évaluation montre que les néonicotinoïdes pourraient aussi être reliés au déclin des papillons, des oiseaux et des insectes aquatiques : « Des analyses corrélationnelles ont mis en évidence un lien négatif entre l’utilisation de néonicotinoïdes dans les zones agricoles et la population des papillons, des abeilles et des oiseaux insectivores dans trois pays différents ». Ces substances polémiques présenteraient aussi « un risque pour les organismes non ciblés en augmentant la mortalité des populations de prédateurs auxiliaires. » Ainsi, la présence de néonicotinoïdes a été démontrée dans le pollen, le nectar et le feuillage de plantes non ciblées se trouvant à proximité de cultures traitées. « Au vu des preuves de ce préjudice environnemental de grande ampleur, il serait prudent d’étendre la portée des restrictions actuellement imposées à ces pesticides en Europe. »