Selon l’Onivins, le nombre de personnes ne buvant jamais de vin augmente à nouveau fortement en France depuis 2000, touchant maintenant près de 40 % de la population adulte.
Le nombre de personnes ne buvant jamais de vin augmente à nouveau fortement en France, touchant maintenant près de 40 % de la population en âge de boire, selon une étude rendue publique par l’Onivins. Alors que seulement 33 % des gens déclaraient ne jamais boire de vin en 2000, ce pourcentage s’élève à 38 % en 2005 et alors que les consommateurs réguliers de vin ne représentent plus que 21 % en 2005 contre 24 % en 2000 et 51 % en 1980, selon cette étude menée auprès de plus de 4.000 personnes.
Il n’y aurait donc plus que 32 millions de Français consommateurs de vins en 2005, soit 1 million de moins qu’en 2000, selon l’Onivins.
Deux fois moins de buveurs qu’il y a 40 ans
La consommation moyenne de la population en âge de consommer (15 ans et plus, selon la définition de l’Onivins) s’est effondrée de plus de moitié en 40 ans, chutant de 160 litres par habitant et par an en 1965 à environ 67 litres actuellement.
C’est pendant la décennie 1980-1990 que le pourcentage de personnes qui se déclarent consommateurs de vin a fortement décru passant de 80,8 % en 1980 à 67,1 % en 1990. La décennie suivante a vu une relative stabilité: 69,1 % en 1995, 67,2 % en 2000 avant une nouvelle chute de 5 points à 62 % en 2005.
La baisse des consommateurs touche les deux sexes. Chez les hommes, les consommateurs réguliers (encore 69% en 1980) passent de 36 % en 2000 à 30 % en 2005. La part des non-consommateurs grimpe dans le même temps de 24 % à 29 %. Chez les femmes, même hausse de 5 points, les non-consommatrices passant de 42 % à 47 %.
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Le remplacement des consommateurs réguliers (buvant du vin tous les jours ou presque) par des occasionnels (1 ou 2 fois par semaine ou plus rarement) se poursuit.
Le mode de consommation occasionnel est désormais nettement dominant chez les Français, passant de 37 % du total des consommateurs en 1980 à 67 % en 2005 (dont près de 40 % sur un mode hebdomadaire, les autres consommant plus rarement). Il n’y a presque plus de consommateurs réguliers avant 35 ans et les jeunes consommateurs ne se convertissent pas en réguliers comme leurs prédécesseurs. En outre, la connaissance des vins par les Français est limitée même si celle des AOC (Appellations d’origine contrôlée) a progressé.
Les appellations mieux connues que les marques
A la question « connaissez-vous la signification du sigle AOC », 58 % des Français répondent correctement alors qu’ils n’étaient que 41 % il y a 10 ans.
Bordeaux reste la plus citée des AOC avec près de 34 % des réponses justes, loin devant les Côtes du Rhône et Saint-Emilion (8 % chacun). Les Côtes de Provence font leur apparition parmi les 10 premières AOC citées, avec 1,5 % des réponses.
Mais 80 % des Français sont incapables de citer une marque commerciale de vin alors qu’ils n’étaient que 68 % en 1995. Vieux Papes et Château Margaux restent en tête des citations avec chacun 7 % des réponses justes. Listel reste dans les cinq premières marques mais Mouton-Rothschild et Sidi Brahim ont été dépassées par Château Lafite et Château Petrus.